Dim 15 Jan 2012 17:15 par Peyo
Je prends le temps de développer les deux sujets évoqués précédents.
Comme toute bonne conduite agronomique, les solutions envisagées pour une bonne conduite du BRF découlent d'une bonne analyse de la structure et de l'historique du sol.
Dans l'exemple de ce que Jean Dupety developpe, son exploitation maraichère se situe sur un terrain argilo-calcaire extrêmement aride en période estivale. Lui même argumente que son terrain n'est pas une terre à maraichage.
Pour bien saisir ceux qui ne connaissent pas ce sol, il s'agit d'une région naturelle qui ferait pleurer un paysan. C'est le Royaume des cailloux, le PH est parfois supérieur à 8!!! La technique du BRF a montré d'excellents résultats, eux même confirmés par d'autres exemples. Des essais prometteurs ont étés réalisés au Burkina-Faso où l'on retrouve des similitudes.
En revanche, lorsque le sol est plus riche, moins calcaire, avec une belle structure argilo-humique, des réserves hydriques dues à une bonne profondeur de sol, un PH plus acide, la donne est fondamentalement différente.
J'ai personnellement constaté un compactage de la "semoule", des échanges entre les premiers centimètres du sol et les couches inférieures dégradés. Il convient de ne pas tout miser à mon sens sur cette technique, récente (les québécois ont un recul relatif), porteuse d'espoir pour des biotopes extrêmes (PHmétrie, nature du sol, absence d' irrigation) et écologiquement satisfaisante.
Je vais cette année effectuer un test sur 10 à 15% de ma surface et comparer non seulement les résultats en terme de bilan, mais aussi du devenir de la structure.
Pour finir, la question de la faim d'azote se résout en amont par une bonne gestion dans le temps; la période optimale étant le mois de novembre. Une mise en place de BRF au mois d'avril peut se révéler une catastrophe!
Continuons d'explorer cette technique, sachant qu'en matière d'agronomie la panacée n'existe pas
Peyo
PS: la prochaine fois je serai moins long
Cultivons notre Jardin
Candide Voltaire