Ceci est ma fraiseraie :

Je n'essaie pas de concurrencer Albo -cela serait peine perdue-, je ne prône pas le f'menfoutisme, c'est la dure réalité de mon sol sablonneux, envahi par la petite oseille. De plus près voilà ce que cela donne :

Je t'arrête tout de suite si tu me conseilles de bâcher le sol : c'est pire que tout ! Lorsque la petite oseille monte à graine, les graines s'insinuent dans le trou de la bâche et autour du pied de fraisier, et en une saison, la petite oseille a littéralement étouffer les racines du fraisier.
Ceux qui pensent que le potager est un lieu de quiétude se trompent lourdement, c'est un lieu de carnage quotidien.
La fraiseraie est l'endroit qui m'inspire le moins. J'ai même songé à arrêter...
Heureusement, mon ami Christophe m'a une nouvelle fois souffler un bon conseil : tout arracher, bien nettoyer les racines des fraisiers et replanter. Ce que j'ai fait l'année dernière.
Cette année, réflexe primitif, j'ai commencé à désherber les fraisiers.

C'est long, très long.... Donc, de nouveau : arrachage et grelinage !

Un bon nettoyage au croc, là, je prends vraiment mon temps pour enlever le moindre bout de racine.

La journée tire à sa fin, je pourrai me dépêcher de replanter les fraisiers, mais j'ai appris à ne pas me hâter ; je me dis que, même si mon sol est sablonneux, c'est du boulot quand même, et que je n'ai pas envie de recommencer l'année prochaine. Il faut que je réfléchisse. J'ai tourné dans le jardin, je me suis assis, j'ai contemplé les pois et les fèves qui poussent sous les voiles

La nuit porte conseil. J'ai décidé de faire une butte.

J'applique le nouveau concept albotien de rangement des outils à même le sol ; ne vous moquez pas, je débute et je suis encore un peu malhabile.

Repiquage des plants de fraisiers, au milieu je plante des échalotes ; j'arrose, je répands de la cendre.

Je place des ardoises sur le côté de la butte le plus exposé au soleil, pour réchauffer la butte -je fais de même pour la butte aux aulx-.
Je paille avec du BRF.

J'ignore si les fraises seront au rendez-vous -certains pieds ont déjà des boutons floraux- ; l'année dernière la grêle nous avait haché les fleurs.
Allez, uns sieste, un café, et d'autres chantiers à venir ! Le printemps est là, même s'il fait frais ; un bourdon m'a tenu compagnie hier après-midi, butinant les lamiers, j'ai dérangé une coccinelle, un papillon est passé.
J'ai taillé la haie, qui me fournira des rames pour les pois.

C'est le printemps, partout, dans l'air, dans le chant des oiseaux, à mes pieds, c'est le printemps, au boulot !
