En ce moment, je n'ai pas trop le temps, je ne peux passer que des fragments de journée au jardin lorsque je suis en repos.
D'un inconvénient, faisons un avantage, j'ai donc pu réfléchir un peu plus au potager de cette année ; et notamment à cette parcelle que je laissais tranquillement retourner à l'état sauvage ; par précaution j'avais laissé une bâche, au cas où l'inspiration viendrait à me saisir ; des topinambours, des cassisisiers, des casseillers, du persil, de la menthe, de la marjolaine, et DES HERBES....

L'herbe qui pousse, les branches de la haie taillée au sol, des briques, des morceaux de bois, des tuiles, ça serait pas un peu un gentil bazar, ton jardin ?
La contemplation de ce joli spectacle prit fin brusquement hier ; j'ai déstocké la tondeuse, rangé, trié. Ayant de plus en plus de mal à récupérer gratos du BRF, j'ai décidé d'investir dans un broyeur d'occase -mon nouveau joujou dixit ma promise-

Ce matin, ce coin-là ressemblait à ça :

Je me disais que finalement, ce serait bête d'abandonner la culture à cet endroit : il y a de l'ombre l'été, et puis surtout, le premier coup de bêche a été donné à cet endroit ; ah nostalgie.... J'étais resté sur un semi-échec, la saison dernière, concernant les pommes de terre, que j'avais cultivées sous paillis de compost, le gel et la grêle étant passés par là ; il était possible de faire d'une pierre deux coups : tenter une nouvelle expérience et, que cette dernière soit un échec ou une réussite, remettre en route cette parcelle en l'amendant.
J'ai passé quelques soirées d'hiver à lire tout ce que je trouvais sur cette méthode.
Bon, ben y' plus qu'à.... Je récupère ce que je peux sur la parcelle : de l'ache, du plantain corne de cerf, des carottes.

Je découvre sous les herbes quatre petits pieds de thym ; tout ce petit monde est divisé et repiqué sur une butte

En désherbant quelques grosse mottes d'herbe, j'arrache quelques topinambours qui complèteront le repas du soir -soupe de carottes-

J'ai récupéré quelques cartons ; j'ai expliqué pourquoi j'avais besoin d'une telle quantité, j'ai vite laissé tombé quand j'ai vu la tête que faisait mon interlocuteur....
(Nota : la prochaine fois, inventer un chantier ou un sol à recouvrir pour cause de peinture pour éviter l'internement)

Après quelques lames de cutter cassées
(Nota : la prochaine fois, penser à prendre des cartons moins épais)
je place mes tubercules germés dans leurs emplacements ; j'ai choisi de les enterrer un peu, alors que d'autres les pose à même le sol

Pour éviter que les germes ne se cassent, je recouvre tous les trous d'un mélange de terre et de compost

Puis je recouvre le tout de fumier de vache bien décomposé ; je me suis longtemps demandé si je ne devais pas plutôt mettre d'abord le fumier sur le sol, mais je ne trouvais pas ça bien pratique ; je verrais bien...

Puis je recouvre tout ça de paille

Il vous faudra tourner l'écran de votre ordinateur, cette photo ne voulant pas effectuer de rotation.
Je n'ai rien planté de bien transcendant en pommes de terre : Roseval et Sirtema, dont il me reste un plein cageot ; je finirai la parcelle plus tard. Je ne remettrai pas les pieds dans le potager avant une dizaine de jours.
En ce moment, je n'ai pas trop le temps.