Jeu 26 Avr 2012 11:20 par Flore
Pour rebondir sur ce que dit Linquat,
Il n'y à mon avis pas de "guerre" entre conventionnel et bio. Pour nous l'ennemi c'est surtout la grande distribution. Le produit agricole doit s'adapter au mode de distribution. Les tomates (pour ne parler que de ça) doivent donc être dures pour le transport et rouge pour stimuler le client, bio ou pas. On a donc une tomate bio pas mure. Cet "engouffrement" de la grande dis dans le bio va planter d'ici peu tous ceux qui y croient, on va se taper un scandale un de ces 4, car évidement la grande dis va pousser les prix vers le bas et les producteurs vont être poussé à faire n'importe quoi. Le législateur va être poussé à assouplir le cahier des charges....
De l'autre côté, les instance de la bio vont se faire infiltrer par les gros petit à petit, jusqu'à finir comme la FNSEA.
Nous on milite pour un rapport direct entre le client (pas le consommateur) et le producteur. Nous sommes très sceptiques et fuyons toutes coop et amap, sans parler des trucs internet:
Indépendance, autonomie, responsabilité.
Quand les productions sont mises en commun, cela pousse les producteurs à s'aligner sur celui qui fait le moins bien, et coupe la relation avec les clients. L'intermédiaire a alors toutes les clefs en mains....
J'aimerais personnellement la jouer plus collectif, mais on s'est pris de bonne claques. On les nomme les "biofric", il y en a partout....
Ici, des filières se mettent en place, il parait que c'est super, mais nous on pense que prendre le chemin des anciens (crédit agricole, coopérative), c'est vraimment c.n. On comprend pas.
Aujourd'hui, le bio perd tout sens politique (au sens noble) pour devenir une norme, un moyen de faire des sous, c'est tout.
A la limite, j'achèterai plus à quelqu'un de la conf, qu'à un bio.
A+
Que nous devions obéir à toutes les lois, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, est une invention récente.