L'autonomie pop-cornienneça y est ! Nous sommes autonomes en pop-corn ! Enfin ! Après tant d'années.....
Un rêve quasi inaccessible atteint !
As-tu remarqué qu'au départ, personne, n'en veut du pop-corn ? La nuit est tombée, on lit, on rêvasse, on regarde le feu ; tu te lèves et tu proposes à la cantonade :
"Y'a quelqu'un qui en veut, du pop-corn ?"
"Ouais, bof, non, merci"
Tu te prépares une petite poignée, juste pour toi ; les premiers grains qui éclatent sous le couvercle, et, quand tu crois que c'est fini, tu soulèves le couvercle et ça repart de plus belle ! Du pop-corn qui vole partout, les éclats de rire.
Tu saupoudres de sucre tous ces jolis petits nuages blancs, tu t'installes tranquillement dans le canapé, et, brusquement, telle une nuée d'étourneaux affamés, des mains plongent dans TON saladier.......
Au départ, personne n'en veut, du pop-corn.
C'est pourquoi je me suis lancé dans cette quête effrénée de l'autonomie pop-cornienne ; pour apporter ma petite pierre à l'édifice, pour lutter contre la hausse des impôts, le réchauffement climatique, les pesticides, le néant de la télé-réalité.

Et puis, c'est tellement beau, des épis de maïs Chocolate Cherry .....

Ou Strawberry ; tiens, au fait, un intrus s'est glissé dans la photo, sauras-tu le reconnaître ?

Attention ! Nous ne nous endormons pas sur ce but atteint, cette autonomie acquise ! Le monde nous appartient, rien n'est impossible, rien ! Pas même l'autonomie tournesolienne !
La variété Mammoth nous a comblés ! Des têtes de 30 cm de diamètre

Des graines grosses et charnues, qui font notre régal et celui des oiseaux ; merci aux mésanges et au bouvreuils qui commençaient à se servir eux-mêmes sur les tournesols, nous indiquant par la même occasion qu'il étant grand temps de récolter les graines.
Nous leur avons laissés les cœurs des têtes, pleins de graines serrées.

Même si cela fait toujours sourire ma Promise, lorsque je lui annonce fièrement :
"Nous sommes autonomes en pop-corn", ou "Nous sommes autonomes en graines de tournesols",
la notion de potager nourricier n'est plus du tout une idée abstraite ou un souhait. C'est devenu une réalité.
Et en ces temps plutôt durs financièrement -retraite, hausse des impôts,....-, l'avantage économique d'un potager est lui aussi bien réel, et le choix de cultiver un potager plutôt que de la pelouse se révèle pertinent. Pas un jour sans que nous ne mangions quelque chose du potager.
Y-a-t-il plus grand bonheur que d'aller dans le jardin et choisir son repas ? Surtout en octobre ! L'arrière-saison ensoleillée nous offre la possibilité de nous cuisiner de bons plats avec des légumes pas vraiment de chez nous.



Les aubergines produisent toujours, en pleine terre, sans abri

Et je ne regrette pas les abris à tomates, oh non ! Même si ce sont, je pense, les dernières tomates, il est inespéré pour nous de déguster de bonnes tomates fin octobre !


Nous mangerons nos dernières tomates en novembre, c'est sûr à présent ; cela me semble incroyable.
Quel chemin parcouru !
Par contre, l'année prochaine, je ne commettrai plus l'erreur de planter des tagètes Ground Control sous les abris à tomates : elles colonisent, vampirisent, escaladent, recouvrent, tout ! Cela devient impénétrable ! A quelque chose malheur est bon, cela fera un excellent engrais vert, et je n'ai pas besoin de nettoyer ou de désherber la parcelle. Trop cool !

Nous sommes bientôt en novembre, et les courgettes n'en finissent pas de mourir et de renaître

Le semis spontané de haricot Merveille de Venise, qui a colonisé le mirabellier, va nous offrir bientôt un excellent repas

Les ocas du Pérou sont en fleur, de délicates fleurs jaunes.

Je crois bien que je tombe amoureux de cette plante, qui s'étale à n'en plus finir ; j'espère ne pas être déçu par le goût de ses tubercules, mais même si cela était le cas, promis, elle aura sa place dans le jardin, et pas que dans le potager !

Les semis spontanés de Tonda Padana, ainsi que ceux d'autres courges, nous sauvent la saison déplorable que nous avons eue, et contribueront à nous nourrir cet hiver. Ouf !

La douceur automnale commence à faire fleurir les légumes asiatiques, mais nous en récoltons toujours ; les salades d'hiver prendrons ensuite le relais.

Je suis allé cueillir le dessert du soir

Je suis allé dans une grande surface ; je vais au rayon fruits et légumes juste pour regarder les prix. Et lorsque je regarde mon saladier plein de framboises, je me dit que j'ai là un véritable trésor.
Et des framboises, il y en a encore et encore ! Ma Promise en fait des glaces délicieuses, nous ferons des confitures et des tartes cet hiver avec celles que nous congelons.

Voilà, tout cela provient de ce jardin un peu fouillis, un peu brouillon

Nous n'aurons rien fait d'autre que de récolter durant tout le mois d'octobre, pas de travaux, de semis, de nettoyage, de désherbage.
Rien d'autre que ce bonheur de marcher au milieu de toutes ces plantes, de s'assoir un moment au milieu de ce paradis, à songer à une nouvelle autonomie.
Le pop-corn n'est qu'un début !
Et pourquoi pas l'autonomie champignonienne ?