LA VIE SECRETE DU POTAGER,
je la découvre parfois au détour d'une récolte.
J'ai profité du beau soleil de ces derniers jours pour récolter mes pommes de terre sous paillis.

Je craignais que le mauvais temps de cet été ne soit pas favorable à une belle récolte, et j'étais allé souvent surveiller la croissance des tubercules en soulevant la paille. Je ne suis ni déçu, ni complètement satisfait.

Le second rang, planté tard dans la saison avec des restants de cageots de l'année dernière, n'a pas tenu ses promesses ; un autre rang, lui planté encore plus tardivement, n'a quasiment rien donné. Je ne trouvais même pas de tubercules !!! Trop à l'ombre, pourrissement, limaces ?
J'ai finalement trouvé des pommes de terre rongées, une noix partiellement grignotée, des pelotes de rejection de chouettes.
J'avais fourni le gîte et le couvert à des mulots, qui avaient pris leurs aises, un peu trop peut-être, et une chouette est passée par-là ; le chat est venu aussi, je vous ferai grâce d' une tête de mulot à côté des boyaux du rongeur.
Pas de pommes de terre, mais plus de mulots de ce côté-là du jardin.

La vie secrète du potager se révèle parfois lorsque je vais chercher de l'eau derrière la cabane, et que j'entends, près de la haie, des grattements

Sois le bienvenu dans le jardin, jeune hérisson ! Il va falloir que je sois précautionneux lorsque je déplacerai mes tas de bois, j'espère que tu ne niches pas par-là. S'il m'a fallu du temps pour prendre cette photo, il t'en a fallu du courage pour finalement te dérouler, observer ce drôle d'animal que je suis, allongé à tes côtés, immobile. Les passants, habitués et bienveillants, ne doivent plus être étonnés de me voir
vautré dans l'herbe...
En refaisant complètement cette butte, j'avais pris soin à ce que sa largeur me permettent de la recouvrir d'un tunnel. Trois bâches en fin de vie dans la cabane, un peu de ruban adhésif pour boucher les trous

Du soleil, deux arrosages par jour, de bonnes pluies, des orties fraîchement coupées, du charbon de bois, enfin, un peu de tout ce que je trouvais pour alimenter un peu cette butte

Par contre, il m'a fallu refaire un semis de mâche, les premières graines semées étaient trop vieilles, et une variété de persil n'a pas levé complètement

Et les trop jeunes plants de poireaux, dont je ne savais que faire un moment, nous régaleront finalement cet hiver

Une autre butte va nous fournir en choux frisés cet automne



Des salades Rouges Grenobloises poussent aux pieds des choux, ainsi que quelques betteraves et quelques poireaux



Un pied de poirée à cardes rouges illumine la butte

Il côtoie des pieds de courgettes, plantés tardivement pour produire en automne

Sauf que les premiers pieds de courgettes, plantés en avril sur la butte d'à côté, continuent de produire, encore et toujours, malgré l'oïdium



Mais nous ne nous plaindrons pas de cette surproduction de légumes ! Surtout à l'entrée de l'automne, quand les premières nuits fraîches nous rappellent que le froid viendra, pas dans les prochains jours, certes, et qu'alors le potager changera de physionomie.