Le soir où je repris espoir....
le spleen me saisit parfois, au détour d'une balade dans le potager, découvrant les premiers signes de mildiou sur un pied de tomate, m'apercevant de la perte de plants de poireaux, chassant sans fin les altises trouant les feuilles de choux,....
Je m'assieds, je rêvasse, je me dis à quoi bon ; je rêvasse tant dessous le feuillage du chêne que je ne sens pas la pluie venir et tomber, je me perds tellement dans mes réflexions que je ne vois pas le jour s'achever.
Et lorsque la fraîcheur me saisit, je sors de ma torpeur, je lève les yeux au ciel et je vois cela :

Et derrière la maison et dessus les tomates ceci :

Crédule et naïf jardinier que je suis, je m'émerveille, je m'apaise ; les idées sont plus claires, elles s'enchaînent, des solutions apparaissent.
Bref, je me botte le cul -je sais, c'est pas facile,...-, je me secoue, et demain matin, mon gars, ça va envoyer le pâté !!!
Déjà, continuer la récolte des pommes de terre ; par ces temps mildioutesques, autant arracher et planter autre chose.

J'en profite pour finir d'arracher les échalotes, et je fais bien, l'humidité commence à faire des dégâts. Concernant les bintjes, je suis satisfait de ma récolte, bon, je n'avais pas vocation à fournir toutes les baraques à frites du Nord et du Pas-de-Calais, non plus ; J'avais ameubli le sol sous le paillis de compost, pensant que les pommes de terre iraient se développer dedans, cela n'a servi à rien, les tubercules se sont développés uniquement dans le paillis de compost ; j'en mettrai une plus grande épaisseur l'année prochaine. Ce mode de culture m'intrigue encore mais je vais l'adopter et me documenter un peu plus.

Bis repetita -là j'amortis mes années de latin,...-, grelinage très fin du paillis de compost à la fourche-bêche et au croc, je traque le moindre bout de racine, j'arrose copieusement et je sème des haricots verts Sansoucy ; on sent quand même que je ne tente pas l'inconnu ou l'audacieux. Pourquoi les haricots ont des noms moins glamour que les tomates ? Et pourquoi pas green old man Sansoucy of the black sea ? Encore une question sans réponse....
En attendant, les haricots jaune de Rocquencourt pointent leur petit museau, c'est joli un museau de haricot

Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette planche-là, l'ancien emplacement du tunnel de semis plein d'herbes ; ça donne ceci en ce moment :


Et vous vous dites :"Mais pourquoi cette obsession des herbes en tout genre ?". Moi aussi, et sur ce coup-ci, et je décide de désherber -ça m'arrive- pour décourvir :

11 poireaux monstrueux de Carentan et 17 poireaux Gros blond d'été !!!!!
Ils ont interêt à devenir vraiment monstrueux les poireaux si je veux nourrir ma famille cet hiver !!!
A gauche, déception aussi, les haricots d'Espagne ; j'avais récupérer deux sachets chez un faillitaire pour un prix dérisoire, toutes les graines n'ont pas germé ; mais ce n'est pas grave, je vais découvrir pour la première fois les fleurs de ce haricot-là.
Quand tout veut bien s'enchaîner, la vie est plutôt cool :
-une voisine me propose des plants d'ipoméee -et hop ! je comble les trous des haricots d'Espagne-
-un apéro ? Une solution ! Mon ami Christophe a foiré ses semis de rutabaga, j'ai foiré mes semis de poireaux ; deux verres plus tard, on s'aperçoit qu'il a réussi ses semis de poireaux et moi mes semis de rutabaga : échange !!!
Je comble les vides et je finis de repiquer le reste ce matin.

Nous dégustons depuis quelques jours nos premières courgettes. C'est dans le coin des courgettes et des courges que je traîne le plus longtemps, qu'est-ce que c'est beau les fleurs et le feuillage des cucurbitacées !



Et pour finir, petits nuages de coreopsis et rose anglaise


