Eric62 a écrit:papo4334 a écrit:Pour ce qui est de la fiabilité des luxmètres pour amateurs, ils peuvent parfaitement se planter énormément dans les bandes aux extrémités du spectre visible tout en donnant une valeur juste à quelques pourcents près pour un éclairage normal.
Une erreur de 300% sur un bleu royal ou un rouge profond qui ne sont pris en compte que pour quelques % ; ne changera la mesure en lux d'un éclairage normal que de 2 ou 3 %.
L'appareil pourra donc te homologué...
c'est tout à fait çà, néanmoins ce qui me chiffonne c'est que l'erreur est inversé par rapport au caractéristiques composants (ou alors il y a un filtre)
papo4334 a écrit: Comme les lux ne sont déjà pas une mesure fiable pour les plantes lumière blanche, en bleu et rouge, même avec un bon luxmètre,cela ne voudrait rien dire, alors, avec des mesures fausses...
Là je suis moins d'accord car on aurait dans ce cas un lien Watt radiométrique <--> lumen, et on pourrait retrouver une certaine cohérence dans les résultats.
Mais il faudrait dans ce cas connaitre le profil spectrale de la Led et du coup çà n'aurait plus de sens puisqu'on aurait déjà le spectre donc plus besoin de luxmètre.
Désolé pour les multiples erreur du message précédent... tapé sur un smartphone... visiblement je ne sais pas vraiment faire
Si j'ai bien compris, les luxmètres pour calculer la valeur en lux utilisent de l’électronique (forme de filtre) pour i) compenser la sensibilité du/des capteurs qui n'est pas uniforme sur la largeur du spectre et ii) pour "épouser" au mieux la courbe CEI ; les erreurs/imprécisions des modèles peu chers viendraient essentiellement :
1. de capteurs pas tous homogènes et donc avec une correction qui ne leur correspond pas forcément (surtout aux extrémités)
2. d'approximations dans le suivi de la courbe CEI principalement dans les 10 à 12% des deux extrémités du spectre
Seule la partie centrale du spectre, qui va contribuer à 80+ % de la valeur, est traitée de manière fiable... les erreurs sur les extrémités pouvant aller dans un sens ou dans l'autre (pas forcément le même pour les 2 côtés)
Pour ce qui est des LED "royal blue" ou "far red", les
constructeurs sérieux n'utilisent pas les lumens pour indiquer la puissance délivrée (à une intensité donnée) mais bien les W, il n'y a donc pas besoin de luxmètre pour avoir une idée raisonnable de l'énergie reçue par les plantes.
Cela conforte aussi l'idée que pour ces longueurs d'ondes et même pour les pro pouvant se payer des luxmètres de qualité, ce n'est pas comme cela qu'ils vont calculer/mesurer leurs systèmes d'éclairage. A la limite, ils feraient le contraire en convertissant les lumens des LED blanches en W.Pour les LED de
constructeurs moins sérieux, je ne vois pas comment on pourrait déduire quoi que ce soit, i) en ignorant la courbe spectrale réelle de ces LED, et ii) en ne disposant que de mesures (au luxmètre) qui s'avèrent pouvoir être fausses dans des marges de 300 à 400%
Exemples (hypothétiques) :
* comment savoir si une LED chinoise dite 445, n'a pas en réalité 80% de son spectre entre 455 et 480nm) auquel cas un luxmètre fiable va indiquer une valeur plus grande en lux (
sans même parler d'un luxmètre "fantaisiste" sur les bords) ???
* comment savoir si une LED dite 445nm a bien 60% de son spectre entre 440 et 455 nm, mais une raie parasite avec 20% de puissance dans le vert... auquel cas la valeur indiquée par le luxmètre représentera essentiellement ce qui se passe dans le vert ???
Si l'on combine à cela les courbes de rendement de photosynthèse (
qui, en outre, varient selon les plantes et leur niveau de croissance) montrant des écarts importants pour des lumières différentes de seulement 15, 20 ou 30 nm... bonjour les estimations et prévisions...
Pour les LED dites "monochromes" dans des couleurs non centrales :
- avec une seule inconnue qui serait celle de la sensibilité réelle du luxmètre à une longueur d'onde donnée, on pourrait arriver à s'en sortir (on connait le spectre, on peut faire des comparaisons...)...
- avec deux inconnues, "spectre" et "courbe réelle de sensibilité du luxmètre"... rien à espérer.
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Cette quasi impossibilité d'estimer l'énergie reçue par les plantes, ne retire en aucun cas l'intérêt d'expérimenter et constater les différences de croissance/comportement avec différents type de spectres.
J-f, au moins à ce stade, adopte une approche radicale en remplaçant tout ou majorité du blanc par différentes combinaisons de monochrome. ça sera très intéressant de voir ce que cela va donner.
Ce serait bien d'avoir en complément une expérimentation de l"approche consistant à comparer une croissance sous LED blanc froid (
que nous commençons à relativement bien connaitre et pour nombre d'entre nous donne de bons résultats) avec quelques variantes consistant à enrichir ce spectre de environ 20% de bleu (autour de 440 445 nm) et/ou de rouge (autour de 650 660 nm) supposés favoriser la photosynthèse.
C'est ce que j'avais en tête, mais malheureusement ne pourrais certainement pas réaliser -au moins en 2016-).