Dim 27 Déc 2015 12:25
papo4334 a écrit:Pour ce qui est de la fiabilité des luxmètres pour amateurs, ils peuvent parfaitement se planter énormément dans les bandes aux extrémités du spectre visible tout en donnant une valeur juste à quelques pourcents près pour un éclairage normal.
Une erreur de 300% sur un bleu royal ou un rouge profond qui ne sont pris en compte que pour quelques % ; ne changera la mesure en lux d'un éclairage normal que de 2 ou 3 %.
L'appareil pourra donc te homologué...
papo4334 a écrit: Comme les lux ne sont deja pas une mesure fiable pour les plantes lumiere blanch en bleu et rouge,même avec un bon luxmètre,cela ne voudrait rien dire,alors, avec des mesures fausses...
Dim 27 Déc 2015 12:39
Dim 27 Déc 2015 18:34
Dim 27 Déc 2015 20:34
Dim 27 Déc 2015 21:06
Dim 27 Déc 2015 23:26
Eric62 a écrit:papo4334 a écrit:Pour ce qui est de la fiabilité des luxmètres pour amateurs, ils peuvent parfaitement se planter énormément dans les bandes aux extrémités du spectre visible tout en donnant une valeur juste à quelques pourcents près pour un éclairage normal.
Une erreur de 300% sur un bleu royal ou un rouge profond qui ne sont pris en compte que pour quelques % ; ne changera la mesure en lux d'un éclairage normal que de 2 ou 3 %.
L'appareil pourra donc te homologué...
c'est tout à fait çà, néanmoins ce qui me chiffonne c'est que l'erreur est inversé par rapport au caractéristiques composants (ou alors il y a un filtre)papo4334 a écrit: Comme les lux ne sont déjà pas une mesure fiable pour les plantes lumière blanche, en bleu et rouge, même avec un bon luxmètre,cela ne voudrait rien dire, alors, avec des mesures fausses...
Là je suis moins d'accord car on aurait dans ce cas un lien Watt radiométrique <--> lumen, et on pourrait retrouver une certaine cohérence dans les résultats.
Mais il faudrait dans ce cas connaitre le profil spectrale de la Led et du coup çà n'aurait plus de sens puisqu'on aurait déjà le spectre donc plus besoin de luxmètre.
Dim 27 Déc 2015 23:50
Lun 28 Déc 2015 06:49
Lun 28 Déc 2015 12:09
papo4334 a écrit:Si j'ai bien compris, les luxmètres pour calculer la valeur en lux utilisent de l’électronique (forme de filtre) pour i) compenser la sensibilité du/des capteurs qui n'est pas uniforme sur la largeur du spectre et ii) pour "épouser" au mieux la courbe CEI ; les erreurs/imprécisions des modèles peu chers viendraient essentiellement :
1. de capteurs pas tous homogènes et donc avec une correction qui ne leur correspond pas forcément (surtout aux extrémités)
2. d'approximations dans le suivi de la courbe CEI principalement dans les 10 à 12% des deux extrémités du spectre
Seule la partie centrale du spectre, qui va contribuer à 80+ % de la valeur, est traitée de manière fiable... les erreurs sur les extrémités pouvant aller dans un sens ou dans l'autre (pas forcément le même pour les 2 côtés)
papo4334 a écrit:Pour ce qui est des LED "royal blue" ou "far red", les constructeurs sérieux n'utilisent pas les lumens pour indiquer la puissance délivrée (à une intensité donnée) mais bien les W, il n'y a donc pas besoin de luxmètre pour avoir une idée raisonnable de l'énergie reçue par les plantes. Cela conforte aussi l'idée que pour ces longueurs d'ondes et même pour les pro pouvant se payer des luxmètres de qualité, ce n'est pas comme cela qu'ils vont calculer/mesurer leurs systèmes d'éclairage. A la limite, ils feraient le contraire en convertissant les lumens des LED blanches en W.
Pour les LED de constructeurs moins sérieux, je ne vois pas comment on pourrait déduire quoi que ce soit, i) en ignorant la courbe spectrale réelle de ces LED, et ii) en ne disposant que de mesures (au luxmètre) qui s'avèrent pouvoir être fausses dans des marges de 300 à 400%
papo4334 a écrit:Exemples (hypothétiques) :
* comment savoir si une LED chinoise dite 445, n'a pas en réalité 80% de son spectre entre 455 et 480nm) auquel cas un luxmètre fiable va indiquer une valeur plus grande en lux (sans même parler d'un luxmètre "fantaisiste" sur les bords) ???
* comment savoir si une LED dite 445nm a bien 60% de son spectre entre 440 et 455 nm, mais une raie parasite avec 20% de puissance dans le vert... auquel cas la valeur indiquée par le luxmètre représentera essentiellement ce qui se passe dans le vert ???
papo4334 a écrit:Si l'on combine à cela les courbes de rendement de photosynthèse (qui, en outre, varient selon les plantes et leur niveau de croissance) montrant des écarts importants pour des lumières différentes de seulement 15, 20 ou 30 nm... bonjour les estimations et prévisions...
papo4334 a écrit:Pour les LED dites "monochromes" dans des couleurs non centrales :
- avec une seule inconnue qui serait celle de la sensibilité réelle du luxmètre à une longueur d'onde donnée, on pourrait arriver à s'en sortir (on connait le spectre, on peut faire des comparaisons...)...
- avec deux inconnues, "spectre" et "courbe réelle de sensibilité du luxmètre"... rien à espérer.
____
Cette quasi impossibilité d'estimer l'énergie reçue par les plantes, ne retire en aucun cas l'intérêt d'expérimenter et constater les différences de croissance/comportement avec différents type de spectres.
J-f, au moins à ce stade, adopte une approche radicale en remplaçant tout ou majorité du blanc par différentes combinaisons de monochrome. ça sera très intéressant de voir ce que cela va donner.
Ce serait bien d'avoir en complément une expérimentation de l"approche consistant à comparer une croissance sous LED blanc froid (que nous commençons à relativement bien connaitre et pour nombre d'entre nous donne de bons résultats) avec quelques variantes consistant à enrichir ce spectre de environ 20% de bleu (autour de 440 445 nm) et/ou de rouge (autour de 650 660 nm) supposés favoriser la photosynthèse. C'est ce que j'avais en tête, mais malheureusement ne pourrais certainement pas réaliser -au moins en 2016-).
Lun 28 Déc 2015 18:58
Mar 29 Déc 2015 01:09
Eric62 a écrit:...
C'est une méthode empirique qui peut donner de très mon résultat (à mon avis). Et puis il y a des choses qui sont quand même mesurables et pertinentes.
exemple (ce n'est que le mien parce que c'est le rendement qui m'intéresse): je consomme électriquement dans les 2 cas x watt, et je mesure la quantité végétale produite, la hauteur, la surface foliaire, la distance inter-noeuds etc ... pour un système de leds données (marque, type, pondération colorimétrique....)
A condition d’être vigilent sur le protocole expérimental (sinon risques de fausses conclusions) çà peut être très efficace.
l'inconvénient c'est que c'est plus fastidieux et assez aléatoire .... mais entre çà et rien
Mar 29 Déc 2015 07:29
Mar 29 Déc 2015 11:51
papo4334 a écrit:Eric : tout à fait d'accord tes remarques...
Y compris avec le caractère improbable de l'exemple 2 - en se souvenant cependant que les couleurs LED sont obtenues par dépôt d'une couche de "luminophores" dont la qualité et/ou la pureté est loin d'être garantie avec les LEDs bons marchés, avec des résultats parfois surprenants (j'ai vu sur la toile un exemple avec 3 raies parasites, que j'avais simplifié et exagéré pour cet exemple 2) -
papo4334 a écrit:encore tout à fait d'accord, en insistant également sur le respect d'un protocole strict pour des conclusions fiables...
cf. nos expériences de 2015 en rapprochant des plantules des LED - pour un même éclairage- (> 17 500 lux chez moi et de mémoire > 20 ou 25 000 lux chez toi) qui démontraient une accélération de croissance des plantes très sensible. Je n'ai pas "mesuré" mais une estimation d'une accélération de croissance de 25 à 35% (par rapport aux plantules restées sous 7 500 à 10 000 lux) me parait quasi certaine.
papo4334 a écrit:Pour des comparaisons "parlantes" de l'effet spectre (notamment des apports du bleu et rouge) il faudra donc prendre des plantules de même variété, dans le même terreau, avec l'apex à la même distance des LEDs, avec le même cycle température jour nuit, et la même gestion de l'hygrométrie (ou presque).
papo4334 a écrit:Nota : pour le spectre chlorophylle A et B, voir par exemple : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chlorophylle
La plus "extrémiste" est la A avec ses pics autour de 430 et 670 nm; la B est un peu moins exigeante avec ses 2 pics à environ 475 et 630 nm. Les croisements des courbes de A et B se situent autour de 445 et 650nm (couleurs qui permettent donc en théorie un bon compromis entre les 2 chlorophylles).
papo4334 a écrit:Pour compliquer les choses, il y a l'effet "Emerson" (voir wikipedia ou autre source fiable) : en simplifié pour une chlorophylle donnée l'effet "photosynthèse" de l'éclairage avec 2 couleurs -bien choisies- est supérieur à la somme de l'effet avec chacune des couleurs.
.........C'est une chance avec nos LED pas chères...[/i]
.
jean-françois a écrit:On va pas tarder a en savoir un peut plus, les Superpro germent![]()
Mar 29 Déc 2015 13:42
Eric62 a écrit:normalement les leds monochromatique bleu sont à émission direct il n'y a pas de luminophore.
Après çà s'explique peut-être sur la rigueur et le soin apporté à la fabrication du semi conducteur
Eric62 a écrit:Les raies je l'ai connait à peu près mais je ne retrouve jamais qui est quoi.
"A" début de l'alphabet donc la plus "extrémiste" ... j'ai mon aide mémoire, là tu l'as taillé au burin dans ma mémoire![]()
Eric62 a écrit:Concernant les Leds pas chères je ne sais ce qu'il faut en penser. Si les rendements sont moins bons et le matériel de faible qualité il ne sert plus à rien d'optimiser le spectre, il "suffit" de partir sur du blanc à haut rendement et de faire la chasse aux pertes dû à l'alim et çà fera le même effet pour une durée de vie probablement plus longue.
En revanche si c'est du matériel, même tout juste correct, alors çà vaut la peine.
Mar 29 Déc 2015 16:27
papo4334 a écrit:Très judicieuse remarque...
si ma mémoire est bonne (pas certain) l'exemple était pour du vert avec un raie "parasite" dans le bleu, et 2 dans le jaune et orange...
papo4334 a écrit:Exact, avec les LEDs pour lesquelles les indications de spectres sont douteuses (ce qui compte plus que leur prix) - je ne parle même pas de celles qui ne vivent pas une saison -, impossible et donc illusoire de vouloir optimiser fininement le spectre.
En revanche, la méthode empirique consistant à partir d'une base (le plus souvent blanc) qui a fait ses preuves (ex: mes barres 7020 ou les LEDs à l'unité de JF, ou encore les COB de jls), à évaluer les différences de résultats suite à un rajout plus ou moins important de bleu et/ou de rouge, est une approche intéressantes avec ces LEDs
papo4334 a écrit:Si l'on combine à cela les courbes de rendement de photosynthèse (qui, en outre, varient selon les plantes et leur niveau de croissance) montrant des écarts importants pour des lumières différentes de seulement 15, 20 ou 30 nm... bonjour les estimations et prévisions...