Sam 2 Mar 2013 23:37 par Ronin
salut les vagabands de tout bord,
Je prends un temps pour répondre, une fois n'est pas coutume après tout.
Alors papillonbleu , je suis précisemment à l'endroit où les gardois peuvent prendre un bain à bulles sans jacusi. Oui c'est possible et ce grâce au docteur Perrier, je me trouve entre mer et montagne à Vergèze. Il est vrai que cette année est test, mais certaines expérimentations ont été faites par ailleurs, donc oui je comptais bien ajouter un peu de sable pour les carottes.
Pour toi ami du gers, linquat, j'ai ouïe dire quelque part mais je ne sais plus où, alors je ne valide pas cette source comme fiable, que du simple sable de maçonnerie est suffisant. Maintenant attention au traitement je pense, les normes bio ne sont pas passées par là encore.
je te rejoins totalement flore, je ne risque pas d'être mis à la porte avec mes plants en prétextant que le surgelé c'est meilleur, même si tout n'est pas gagné. Je sautais juste sur l'occasion pour en remettre une couche, mais la piqure de rappel est trop proche. Mais je saisi cette perche tendue, tout de même pour faire part d'une réflexion qui est bien trop oubliée par le genre humain à mon sens. Oui, ce que l'on dit n'est jamais reçu comme on le voudrait (dans ce post plein d'exemples peuvent faire preuves). Ainsi, lorsque j'ai dit: "cette année chérie, on fait un potager.", elle a répondu facilement oui. Mais qu'en a t elle pensé?
Sans pour autant me trahir, elle devait se dire : "c'est bon, il va aller acheter des plants pépére à la jardoinerie du coin. On aura courant avril, voir mai une dizaine de pied de tomates, des poivrons, des courgettes, des salades et si le coeur lui en dit, il mettra des radis et des carottes". Mais non, il n'en ai rien je suis tombé dans le virus, sans rien dire à personne, et en cachette, je me suis fait parvenir grâce aux généreux donnateurs des graines de tomates. Me laissant porter par le courant, je me suis retrouver avec plus de variétés que j'avais prévu, pas grave je mettrais moins de pied par vériétés. Et c'est partie pour la fièvre des semis dont vous connaissez l'histoire.
Non je ne me ferrais pas virer, mais il va falloir faire accepter tout ce petit monde à la maison. Voilà c'est cadeau, je me tais sur le sujet et à la prochaine histoire.
Sinon en fin après-midi, j'étais bien au chaud quand d'un seul coup sans crier gare, mes jambes se mettent à fonctionner toutes seules, je me lève alors d'un pas décidé, direction la baie vitrée. J'attrappe ma mini serre, mes gobets de 8, mon terreau, une petite cuillère (on ne sait jamais une fringale est si vite arrivée) et je sors. J'installe tout ce petit monde et j'entrepars de remplir les gobets avec le terreau. Dans un mouvement aussi inattendu que délicat, j'effleure les racines des plants de tomates. Mon geste est sûr, franc, non agressif, je sens bien que la plante y prend du plaisir à ce toucher. J'insiste alors dans un mouvement de rotation, le pied de tomate n'en peut plus, il exulte de bonheur, son corps ne lui répond plus, il est à ma merci. Je saisi ce moment pour augmenter progressivement la pression en faisant levier, je fais bien attention de ne pas lui faire de mal. Non surtout pas, j'ai toujours entendu dire que tout part des pieds. Ici même, j'ai entendu dire que tout partait du sol.
Quand tout à coup, un petit bruit vient troubler ce moment d'adhéquation parfaite avec la plante, en même temps qu'un petit plock me parvient, la motte de terreau cède sous la pression, elle sort délicatement de son alvéole. Je la saisi avec délicatesse et sensualité entre mon pouce et mon index, ce contact nous fait basculer dans la rêverie la plus totale, nous atteignons ensemble le nirvana avant qu'elle soit placée dans son gobet. le contact entre nos deux corps se prolonge, je tasse délicatement avec mes doits le terreau autour de son tige, j'exerce mes doigts à devenir expert pour gérer la quantité de terreau à mettre : pas trop, ni trop peu.
Pour permettre un épanouissement total lors de cette expérience pour le moins ordinaire en cette période, les deux êtres doivent être consentants, et surtout se laisser aller l'un à l'autre sans tabou et sans parole. C'est avec une limite de terreau placé au niveau des cotylédons que le plaisir est immense, et que l'épanouissement sera total.
Cette opération fut répétée 24 fois avec autant d'intensité à chaque fois, la décence m'interdit de montrer des images. Mais vous aurez si vous étes sage le résultat.
Les 11 piments qui me restent sont allés s'épanouir dans le châssis, la couche chaude ne semble pas réellement fonctionner, j'ai du rater des étapes c'est pas possible. Je suis vraiment étourdi. Il y deux jours, pour voir si elle chaussait, j'ai gratté la terre résultat elle chaussait. Mon cerveau lant en théorie n'a fait qu'un tour, vite l'argile a du mal à se réchauffer, la couche de terre agit alors comme un isolant, j'enlève de la terre. Résultat probant dès le lendemain, une différence de 6°C entre l'intérier et l'extérieur (12°C et 6°C). Mais cet après-midi, la terre est froide mince que faire, je suis perdu.
Je ne perds pas espoir, pour y remédier je me demande si je ne vais pas placer des bouteilles d'eau pour faire inertie et permettre au châssis de converver plus de chaleur. Je me fais du soucis mais rien n'est grave les plants de tomates sont pour le moment au chaud à la maison, la place qu'ils prennent est résonnable, ils iront rejoindre les piments dans quelques jours le temps de leur permettre de se remettre du repiquage.
Bonne errance et attention au prochain numéro.
Je ne signerai plus merci de votre compréhension.