Oui
ptitphoenix, aucun entretien ; par contre, je pense que mon erreur et d'avoir mis trop de paille d'un seul coup sur les plants germés ; par sur cette parcelle, mais sur une autre avec des Chérie, là j'ai perdu quasiment une ligne, les germes ne parvenant pas à traverser l'épaisseur de paille, compactée par les pluies diluviennes du printemps.
Il est préconisé de rajouter du paillis au fur-et-à-mesure de la croissance de la végétation, ce que je n'ai pas fait.
J'ai amendé avec du vieux fumier de vache et du compost, dans l'optique de me servir de cette parcelle par la suite ; mon objectif premier n'étant pas la récolte de pommes de terre. C'est mon regret d'ailleurs, je m'aperçois avec le recul que j'aurai pu viser plus de productivité, avec un peu plus de soins et d'attention.
Cette méthode m'a plu parce que cette année je n'avais pas trop de temps à consacrer au potager.
Et qu'elle m'a permis de visionner le futur développement du potager, avec la création de nouvelles buttes.
Le carton va sans doute prendre plus de place et d'importance dans ma conception du jardinage. J'ai changé d'avis sur ce point ; à mes débuts sur ce terrain, je m'étais servi de cartons qui avaient du mal à être décomposés, c'est ce que je pensais à l'époque (j'étais trop pressé) ; je ne trouvais pas cela esthétique, des bouts de cartons dans le potager.
Maintenant, ils disparaissent à vue d'œil, sans doute parce que j'ai plus de "vie" dans mon sol, depuis que je m'adonne à la permaculture.
Poursuite de l'Opération Pommes de Terre...
Ce matin, je suis allé dans une parcelle qui n'a pas beaucoup vu mes chaussures ces derniers mois. Je songeais à y dresser deux nouvelles buttes, très longues et peu larges. Donc au printemps, j'ai posé quelques plants de Rouge de Flandres et de Bleu d'Artois à même l'herbe, sans avoir au préalable recouvert le sol de cartons. J'avais recouvert les plants de très peu de paille, contrairement aux autres parcelles,...et je n'ai plus rien fait !
Donc, ici, il y a deux rangées de pommes de terre :

Des Rouges des Flandres :

Des Bleues d'Artois :

Je n'ai "dépaillé" que les Rouges des Flandres, parce que j'avais beaucoup de petits tubercules ; je me suis dit que ces variétés demandaient peut-être plus de temps pour se développer, un point auquel je n'avais prêté aucune attention au moment de la mise en culture

Beaucoup de vers de terre sous la paille

Au final, une récolte qui me satisfait


Une vue de la parcelle des Chéries, que je récolterai plus tard ; j'ai trop paillé dès le départ et j'ai perdu la moitié des plants

Une autre parcelle avec des Linzer Delikatessen, il me semble, et une variété dont je ne me souviens plus du nom, plantées tardivement ; je vais essayer de faire des pommes de terre nouvelles d'hiver en pleine terre, en paillant avant les premières gelées et en protégeant le feuillage au maximum

Une méthode qui permet de conquérir de nouveaux endroits au jardin, ou de reprendre une parcelle à l'abandon, sans aucun effort, avec une récolte au bout, en plus.
Ce n'est pas esthétique, mais productif et efficace.
Et je pense que l'on peu très nettement améliorer la production avec un peu plus de soin.
Etre auto-suffisant en pommes de terre, je pense que c'est possible dans les années à venir, sans travail du sol, sans mal de dos, sans tubercules éventrés d'un malheureux coup de croc ou de bêche.
J'étais incrédule il y a deux ans, dubitatif l'année dernière -après un essai malheureux-, convaincu cette année.
J'ai toujours eu des champignons de toutes sortes sur le terrain, cette année, il en sort de partout :





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Nézida le Mer 28 Oct 2015 18:22, édité 1 fois.
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