Tiens, c'est déjà Novembre !
Le dernier jour d'octobre, la première vraie gelée saisissait les fleurs du citronnier

Les piments frissonnaient

Les feuilles de Namenia et de moutarde rouge s'ourlaient d'un fin liseré blanc

Les derniers jours d'octobre me virent occupé à faire du bois

Quand tout fut rangé, bien à l'abri, je me décidais à retourner au potager.

Du nettoyage, du rangement, du désherbage. Et de l'observation.
Le 02 novembre, un bourdon folâtrait au milieu des fleurs du citronnier.

Le 03 novembre, les fraisiers remontants fleurissent toujours et produisent encore quelques fruits

En pleine terre et sans abri, une repousse spontanée de fève fleurit elle aussi

Les semis de fèves sous abri poursuivent leur croissance -Faites que l'hiver ne soit pas trop cruel, s'il vous plaît...- ; en fait, j'attends avec impatience les premiers froids pour voir le comportement des pousses, et le redoux, pour une éventuelle reprise. Je doublerai le voile de forçage, ça peut aider.

Les semis spontanés de Rouge Grenobloise et de betterave au travers des ardoises me rappellent que si j'avais voulu le faire exprès, je n'aurai pas fait mieux


Des semis spontanés, il y en a partout cette année : salades, betteraves, bettes. Ils vont nous fournir les jeunes feuilles pour nos salades jusqu'aux grands froids ; certains y résisteront, comme les salades Rouges Grenobloises, concernant les autres, j'ai des doutes, alors je décide d'en replanter un peu sous abri, en l'occurrence l'ancienne butte aux melons et pastèques.



Le nettoyage d'une ancienne butte me permet d'offrir plus de lumière à une rangée de persil, auparavant cachée sous les rames des haricots grimpants

Une autre butte nous fournit de la verdure bienvenue

Coriandre

Choux frisés, variété Langue d'Alouette, il me semble

Une mini-forêt de semis spontanés, d'où émergent des céleris, de la ciboule blanche semée il y a plus deux ans maintenant, des poireaux, de la moutarde rouge

Ailleurs, mes radis d'automne préférés, des Vitessa

Notre jeune théier, acheté à Nantes, fleurit ; je nous imagine déjà, ma promise et moi, marchant dans la brume matinale jusqu'à notre plantation, notre panier en osier dans le dos, cueillant les jeunes feuilles délicates.

Les limaces se sont particulièrement régalées cette année ; voilà ce qu'il reste de ma butte aux épinards, autant dire plus rien

J'aurai pu me lamenter, hurler de rage, acheter de vilains granulés anti-limaces : que nenni !!! Dans leur grande bonté, elle m'en ont laissé une rangée sur une autre butte, et j'ai assez diversifié mes semis pour que nous puissions nous régaler avec d'autres légumes-feuilles -là, en ce moment, c'est surtout Naménia-Moutarde rouge-.
De plus, je me grattais la tête depuis plusieurs jours pour savoir où j'allais planter mes échalotes et mon ail.
Et bien grâce aux limaces, j'ai une butte vierge de toute production qui me tend les bras. Amies limaces, je vous aime, mais pas au point de vous embrasser, quand même,....
Et comme le potager est un vaste univers libre où je fais ce que je veux, j'ai décidé d'essayer deux nouvelles façons de planter les échalotes :
-couper en deux
-couper la tête et inciser en croix les racines


J'ai planté le jour même les caïeux entiers et coupés en deux ; comme il était préconisé d'attendre un jour avant de planter les caïeux incisés et étêtés, je les ai sagement laissés dans le garage, où je les ai retrouvés par inadvertance une semaine plus tard ; mon sens de l'organisation et des priorités me subjugue sans cesse,...
Donc, plantation ce matin ; voilà comment étaient les caïeux de Griselle, en espérant que l'expérience ne soit pas faussée, du coup ; résultat dans quelques mois :

Une partie des cucurbs, qui dorment toujours dehors par manque de place dans le garage


Voilà des nouvelles automnales du potager.
Rien de bien neuf, et nous continuons à décrocher le chaton de son chêne préféré
