Dim 10 Mai 2009 22:34 par ocaml
En fait, le seul problème qu'il peut y avoir avec la tomate au bureau, c'est le substrat dans lequel je fais (ou tente de faire) pousser tout ça.
C'est un substrat hyper riche en humus (c'est en fait l'amandement biomarine de truffaut) pour la majeure partie, non mélangé. C'est donc assez compact, et ce n'est donc pas du terreau.
Au dessus et au dessous, il y a une couche de 3 ou 4 cm de sable. Au dessus, c'est pour éviter d'attirer les moucherons qui sont friands de matières riches en humus. En dessous c'est pour avoir l'impression de filtrer un peu... car encore en dessous se trouve une couche de 10 cm de billes d'argiles protégées par un feutre.
Voilà j'ai dévoilé mon expérimentation.
Pour que la tomate ne se sente pas seule, elle est accompagnée de 2 fèves, de thym, de différents basilics, d'oeillet d'Inde, de poireaux, ... Et tout ça dans un vase en verre "très haut" (50cm?) pour pouvoir surveiller le niveau d'eau en bas, ainsi que les racines.
Donc tout ça n'est pas très aéré, et ça pose potentiellement des problèmes.
J'ai en fait testé ce mode (substrats "compost"-sable dans vase en verre très haut) avec du cyperus alternifolius (une sorte de "papyrus"), et ça fonctionne très bien. Mais le cyperus alternifolius est très résistant (pas comme la tomate...), alors ce n'est pas forcément le meilleur exemple. Cependant, lors d'arrosage, l'eau descend peu à peu jusqu'aux billes d'argiles qui assurent un drainage pour les couches supérieures (mais évidemment cette basse couche n'est pas drainée...). Quand l'eau est consommée, il se forme des bulles dans la ou les couches de sable. Le sable n'est donc pas trop compact. Quand au compost, il est d'excellente qualité normalement (très riche en bons microorganismes), mais ça peut bien sûr dégénérer (par exemple si des moucherons apportent de mauvais germes). D'où l'intérêt de la couche de sable au dessus.
Et au départ, je mets du feutre au dessus du vase pendant le plus longtemps possible afin de fermer l'accès en entrée et en sortie. Ça fait une sorte de quarantaine : aucune bestiole ne risque d'entrer, et si des bestioles étaient déjà dedans, soit elles ne peuvent pas se reproduire et c'est tant mieux, soit elles pullulent et dans ce cas, je ramène chez moi pour mettre dehors (et tant pis pour le bureau).
Voilà, expérimentation d'amateur... ^_^'
Au collège, j'avais bien fait pousser des haricots dans des tubes à essai alors bon... là c'est un tube à essai GÉANT :-p