En réponse à une partie de la demande de Bzo (uniquement sur la puissance)
D'accord avec JlsTomo... combiner cela avec température et ventilation serait trop complexe et n'a pas AMHA grand intérêt, hors l'idée de réfléchir a des "carnet de santé" permettant de détecter les "anomalies".
La gestion de la température est simple : selon ce qui est cultivé (tomates, aubergines, ...) il faut se fixer une consigne de température cible et se débrouiller pour la respecter.
Concernant la ventilation, avec les LEDs récentes qui émettent peu de chaleur, il n'est pas certain qu'il faille une VMC et il est possible qu'une solution simple genre prise d'air frais en bas, évacuation d'air chaud à l'opposé en haut soit suffisante, au contraire un tapis chauffant (ou câble) contrôlé par un thermostat peut s'avérer utile voir indispensable si la pouponnière est placé dans une pièce fraiche (genre garage, remise...) RappelsLumen : le lumen est l'unité de mesure du
flux lumineux émis par une source : voir
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lumen_(unit%C3%A9)
Lux : le lux est l'unité de mesure de l'éclairement : le
flux lumineux reçu (1 lux c'est 1 lumen par m²) : voir :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lux_%28unit%C3%A9%29En simplifiant au maximum dans ce qui suit:
Le problème est que ces unités reposent sur la perception de la lumière par l’œil humain ; perception qui est très variable en fonction de la longueur d'onde de la lumière (par exemple l'oeil humain ne voit ni l'infra-rouge ni l'ultra violet et sa sensibilité est maximale vers le milieu du spectre visible).
Bien que Lumens et Watt soient des mesures d'énergie : il n'y a pas de correspondance simple entre les deux puisque cela dépend de la longueur d'onde et de la sensibilité humaine à cette longueur d'onde.
En gros les mesures en lumen (lux) ne sont vraiment significatives que pour un éclairage ayant un spectre (en gros répartition des différentes longueur d'ondes - les couleurs) voisin de celui de la lumière naturelle. Plus une source lumineuse produit une lumière avec un spectre différent de la lumière naturelle, plus il devient difficile d'interpréter les lumens.
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Pour les plantes, là où cela se complique encore plus c'est que la "sensibilité" de la plante à la lumière (en gros les couleurs -longueurs d'onde- qu'elle reçoit et qui lui sont utile)s
i) dépend également du spectre (les différentes longueurs d'onde) de la lumière reçue, MAIS
ii) d'une manière qui n'a rien à voir avec celle de l’œil humain.
Par exemple si les plantes sont (très majoritairement) vertes c'est qu'elle n'absorbent pas cette couleur alors qu'elles absorbent les autres couleurs. En simplifiant cela veut dire que la plante est insensible au "vert" et que la lumière verte ne lui sert à rien. Ainsi éclairer une plante avec uniquement de la lumière verte quelque soit la puissance lumineuse ne la ferait pas pousser ; c'est comme si on nous mettait dans un endroit uniquement éclairé en infra-rouge ou en ultra violet; même si l’éclairement était très fort nous ne verrions rien.
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En lumière solaire il faudrait environ 20 000 lux pour permettre une bonne croissance des plantes. Il ne faut pas oublier que dans cette lumière il y a des couleurs qui ne serviront pas ou très peu.
L'expérience a montré que pour sa croissance une plante a besoin principalement de lumière bleue et de lumière rouge avec un prédominance forte pour le bleu ; en gros cela correspond au spectre qui est souvent appelé blanc froid (cool white) ou encore à une température de lumière dans la plage 5 700 °K / 7000° K.
Il se trouve que les spectres lumineux émis par les tubes fluo "blanc froid" (6500 °K) et les diodes (LED) récentes "Cool White" correspondent assez bien aux besoins de la plante. A puissance égale la lumière émise par une de ces sources aura un rendement réel sur la croissance croissance bien meilleur que la lumière naturelle et son spectre bien plus large (donc avec pas mal de lumière dans des couleurs inutiles ou peu utiles)
On comprend donc qu'avec une source lumineuse qui émet un "bon spectre utile" , il faudra sensiblement moins d'énergie lumineuse qu'avec la lumière solaire.
Là ou cela devient délicat c'est que je n'ai jamais vu d'étude sérieuse qui dise quelque chose comme pour la croissance "1 lumen d'une lumière 6 500°K, est équivalent à 1,4 ou 1,8 ou 2,5 lumens de lumière solaire".
Il nous faut donc nous fonder sur nos retours d'expérience pour savoir combien il faut de lumière en "blanc froid".
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La dernière étape du raisonnement pour arriver à une réponse comme celle que tu attends (combien de Watts ?) concerne celle du rendement de la source lumineuse : à savoir combien un Watt d'énergie produit il de lumens, ou encore quel pourcentage de l'énergie électrique consommée est transformé en énergie lumineuse (photonique).
En faisant simple, en moyenne et sans se préoccuper du spectre :
- une ampoule à incandescence va produire dans les 12 lumens par W
- un tube fluo atteindra les 60 à 90 lumens par Watt (tubes neuf mais perte avec le vieillissement du tube)
- un éclairage LED récent dans les 60 à 120 lumens par Watt (effet vieillissement faible)
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Avec les tubes fluo blanc froid qui ont l'avantage d'être beaucoup utilisés en pouponnière et donc bien connus , on sait qu'il faut pour un m² de surface éclairée environ 225 W électriques et donc ~ 15 000 lumens (ou lux puisque c'est pour 1 m²). Ce chiffre de 15 000 lux en spectre blanc froid reçu par la plante, est cohérent avec les 20 / 25 000 lux de lumière solaire évoqués plus haut.
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Avec un système LED récent bien conçu et en faisant l'hypothèse que le spectre du blanc froid LED est en gros équivalent pour la plante à celui des tubes 6 500K (vraisemblable mais qui reste à démontrer) , on peut estimer à ce jour qu'une puissance de 180 W à 200W sera suffisante pour produire le même éclairement de 15 000 lumens. Comme de part sa géométrie qui éclaire sur ~120 ° et pas sur 360° il est probable qu'il y ait moins de perte; on pourrait même espérer encore mieux.
D'un autre côté quand on indique les Watts d'un système LED ce sont les Watts consommés par l'ensemble et donc notamment par l'alimentation (en plus des LEds) ; ces alimentions n'ont jamais un rendement de 100%.
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Après tous ces préambules plus ou moins digestes, venons en aux conclusions
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rappel : pour les LED ce ne sont que des conjectures ; conjectures réalistes mais qui restent à prouverau mieux de notre connaissance actuelle (ceci pourra être révisé dans quelques mois à la lumière des différentes expériences) pour un éclairage de pouponnière il est sage de prévoir
une puissance globale de 200 à 250W par m² de surface éclairée.
- - Autrement dit pour une surface de 150 cm * 40 cm (soit 0,6 m²) : il faudra prévoir 120 à 150 W.
PS : je viens de reporter ce qui précède dans une page annexe du document wiki en cours d'élaboration. Si vous avez des questions/commentaires/remarques/suggestions, c'est le moment c'est l'instant... je répercuterais sur le document à venir ...