Salut tout le monde, les esprits errants comme les sédentaires.
En voila une bonne question
paronycomtois, où j'en suis de mes aventures. La réponse sera collégiale ou ne sera pas, pour ceux qui connaissent ce post, vous ne serez pas étonnés que je vous dise que mon expérience en la matière est beaucoup plus empirique que scientifique, ainsi j'expérimente et améliore ou régresse en fonction de mes observations et de mes envies.
Je retrace, l'historique de l'existence de ce châssis, je ne vais pas avoir assez de place dans la maison chaussée pour pouvoir mettre une vague entière de semis une fois repiquée. Je fouine, je scrute, je renifle un peu partout, comment faire pour avoir de la place sans risquer la mienne, c'est alors une évidence :
un châssis.
Me voila parti dans l'aventure de la construction, les dimension, pas trop grand ni trop petit, et dans le financement, surtout le moins cher possible. Le bois de palette, et une vitre trouvée à Emmaüs. Problème, j'ai toujours besoin des palettes, ce sera des planches de pin achetées dans un magasin de bricolage à moindre coup.
Les dimensions je ne les ai pas choisies, elles m'ont été dictées par les matériaux à ma disposition, la base du châssis fait 100cm/50cm, avec un hauteur minimale de 30cm et une hauteur maximale de 50cm. A l'origine, il devait être posé sur une couche chaude qui n'a jamais été chaude.
Hier, j'ai essayé de rendre mon expérience un plus objective, chose pas si évidente pour moi. Après avoir pris un thermomètre, j'ai ouvert le châssis pour l'y placer, et là quelle surprise, mon nez fut aussitôt envahi par une forte odeur de tomate, le transpiration n'était pas de mise pour autant, mais j'ai vraiment eu l'impression que les hormones étaient à l'oeuvre, ceci est une autre histoire qui fera suite à celle là. Je ne parasite pas plus mon retour sur expérience.
Après deux prise de température, je peux affirmer que j'ai en règle générale en journée et sans soleil, avec châssis fermé une différence de 5°C entre l'extérieur et l'intérieur. Cette différence augmente bien sûr avec l'ensoleillement, hier un petit rayon de soleil perçant entre les nuage un peu plus fin à fait monter la température à 32°C avec un température extérieur de 14°C. Au petit matin, j'ai constaté une différence de 3°C.
Après réflexion, j'ai décidé de faire en sorte d'avoir plus de lumière, j'ai placé tout autour et à l'intérieur, des sac de granulés blanc comme une tapisserie. Comme j'en avais marre de me baisser, j'ai aussi réalisé un fond en bois, grave erreur, le volume diminuant, les températures varient plus, j'ai rectifié en gardant le fond mais plus bas, je gagne aussi en stabilité.
J'ai aussi remarqué que les tomates dans le châssis s'épanouissent plus vite et autrement que celle qui sont à l'intérieur et qui vont sur ma fenêtre en attendant que de la place se libère. Je vous propose un comparatif sur photo, elles ont été repiquées au même moment et sont allées dans le châssis à deux semaines d'intervalle, maintenant elles ont en commun un semaine de châssis. Ma non volonté d'entrer dans une vision scientifique m'oblige à comparer deux variétés différentes. Tout d'abord, celles qui sont restées dans la maison ont attrapé un coup de soleil alors que les autre il ne me semble pas, voila maintenant place à l'image, celle de gauche (la plus haute) est allée directement dans le châssis.

Je termine sur cette merveilleuse image en espérant que cela vous convienne.
Il me semble que j'oublie quelque chose, à oui ça y ai, j'avais entamé une histoire dans cette rétrospective. Oui une forte odeur de tomate dans le châssis, j'en ai eu le coeur saisi, une larme a même pointé le bout de son nez.
Je comprends mieux maintenant la réticence qu'elles montraient lorsque doucement je glissais mes doigts plein de crème solaire pour délicatement enduire leurs feuilles. Elles mettaient de plus en plus de distance entre elles et moi, les contacts n'étaient plus les mêmes, j'en fut surpris mais sans me questionner dans un premier temps. Je ne m'en inquiété pas beaucoup, mais hier tout c'est éclairé. Mais je pense ceux qui marque le plus, c'est leur départ précipité du châssis. Elles sont à fleur de peau et c'est peu de le dire, elles sont irritables au possible, une moindre contrariétés et c'est le clash. Il faut les prendre avec des pincettes, leur faire croire que la décision vient d'elles et qu'elles sont responsables. et hier, la discussion a tourné au drame, nous avons atteint le point de non retour.
Mais ma plus grande surprise fut quand je me suis rendu compte à quoi servait les petits trous au fond des pots. Tout le monde pense que c'est pour permettre une évacuation de l'eau, tout le monde se trompe car personne n'a été témoins de ce que j'ai vu. Mes tomates ont littéralement claquées la vitre du châssis, quand je vous dis qu'elles sont susceptibles. Tout d'un coup, le pot se soulève comme par magie, et là tu vois quelques choses que tu ne croyais pas possibles, les tomates partent pour de bon. Le temps de prendre l'appareil qu'elles sont statique de nouveau, vous devrez me croire sur parole. Une deuxième fois cela c'est produit, j'observe de plus prés et que vois-je, des racines sortent des trous et font avancer les tomates dans leur pot, c'est incroyable, elles bougent pour de bon. Elle se placent alors en ligne espacées d'environ 60cm, et d'un seul coup elles affirment : "nous ne bougeront plus, en pot ou en pleine terre c'est notre place définitive.". Sur ces mots, tu te dis non c'est pas possible nous ne pouvons pas continuer comme ça, nous allons au meurtre et quitte à tué quelqu'un autant lui donner sa chance.
C'est ainsi, que part le dernier jour fruit de mars, je me retrouve dans mon potager à faire des trous pour permettre aux tomates de prendre leur liberté et tenter leur chance dans le monde cruel. C'est le printemps ne se faisait pas attendre je me ferais moins de soucis mais ce n'est pas le cas. A l'instar d'un chat le veuille sur elles pour leur permettre de prendre leur indépendance le mieux possible.
Mon petit potager se pare de couverture et un petit d'Auvergne à la cool règne dans le sud. la preuve en image,

Mais s'il y avait que cela, un petit détour par le reste du jardin et que vois-je, juste à coté d'une jardinière, vous me le direz j'espère, je n'ai osé le ramasser

Je me prends à rêver de neige, de montagne, et de potager d'hiver haut en couleur, le tout dans une odeur de café qui me colle à la peau. C'est la fête des odeurs et des couleurs, je suis comme dans un rêve à la fois spectateur et acteur, un aboiement, je me retourne passant trouver
philippe et son amis qui ne le quitte pas. Non désespoir, je ne vois que béton et immeubles, je suis bien dans mon jardin avec une douceur toute relative.
Merci pour ce doux rêve, je reviendrai de temps en temps.
Vagabonds la machine de l'imaginaire est repartie, je suis de retour dans mon délire, faite place aux rêves. Tout ceci est-il du à l'arrivée imminente du printemps, au premier cucurbitacée qui décide de montrer ces cotylédons, au bonheur de vous répondre de manière poétique, ou tout simplement au plaisir de vous retrouver.
Petite dernière pensée : le printemps tardif la prise de risque, les semis de beaucoup en trois vagues, le retour sur ce post, me font dire que je vais réaliser mon projet de semis tardif de précoce, ici la saison est longue et les tomates s’essoufflent. A la mi mai alors que tout le monde aura la tête dans la mise en place, j'ai envie d'avoir le nez dans le terreau, cette odeur si typique ne me quitte plus. J'ai pensé faire 5 variétés, elles ne sont encore arrêtées, mais je me dirige copieusement vers : Stupice, Jaune Flammée, Superbec. Voila pour le moment, je sais cela fait beaucoup d'information mais vous êtes en capacité de les digérer.