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Sujet verrouillé

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Mer 8 Aoû 2012 14:49

ahhhhhh.... la Bicolor Cherry... UNE de mes préférées.... et pas de bol pour moi cette année, elle fait partie de mes pieds agonisants de verticilliose.... Avec un peu de chance j'aurai peut être droit à 3 fruits :roll:

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Mer 8 Aoû 2012 15:16

Tes tomates bleus dans leur bol blanc me font rêver ...........à des cerises (des vrais) trop jolies........... :!:

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Jeu 9 Aoû 2012 07:33

J'avais dit que je transformerai ma parcelle en labo expérimental, voici un petit topo sur les maladies, parce que je me pose quelques questions

Je reviens sur les doutes que j'ai déjà exprimés concernant le fait que c'est bien Mimile qui a visité mon jardin.
Voici quelques-unes des traces du passage de ce que je pense le mildiou :
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Elles n'apparaissent plus que sur les tiges que j'ai conservées, puisque j'ai supprimé fruits et feuilles touchés.
Estimation rapide, je retrouve ce genre de choses plus ou moins étendues sur 75% des plants.

Même si j'ai du sacrifier (étêtés, tailladés et totalement feuillés et éfruités, mais pas arrâchés) une cinquantaine de plants, je suis surpris que la plantation ait si bien résisté et ai peine à croire que le soleil et les quelques pulvérisations dérisoires aient suffit à calmer un ravageur que la littérature décrit comme incontrable et fulgurant. lorsqu'il se manifeste. Tout ça me semble trop facile et je me demande si on ne qualifie un peu trop vite de mildiou des prédateurs un peu moins féroces.

Shadow Boxing d'où était partie l'infection comme il était il y a un mois :
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Je n'avais pas l'appareil le jour où je l'ai charcuté, mais il m'avait semblé irrécupérable, quasi tout supprimé et j'avais compté plus de trente fruits à la poubelle.
Le revoici hier :
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Plus aucun signe de l'attaque (si ce n'est qu'il est moins volumineux), ça tient du miracle.
Soit ce n'était pas le mildiou, soit j'ai eu tort de me moquer dans le post de Flore sur les tomates résistantes des prétentions de TW qui a du coup raison d'annoncer "Some late-blight resistance" dans son descriptif.

J'ai d'autres trucs qui ne sont pas dus au mildiou et aussi d'autres rémissions spectaculaires :
Voici sur des photos d'hier, des restes de je ne sais pas quoi sur mon pied d'Allure :
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Il y a 3 semaines, toutes les feuilles étaient comme celles qui pendouillent et toutes les fleurs avaient avortée. Le pied se présentait comme une petite boule de feuilles cramées marrons et desséchées, plus rien du feuillage gris bleuté d'origine, seules les tiges semblaient indemnes. Je le pensais tellement irrécupérable, il aurait fallu que je coupe toutes les feuilles, que je l'avais abandonné à son triste sort et même pas jugé digne d'une photo.
Voici comment il se présente maintenant :
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Je dois fouiller pour y trouver des restes de la maladie (les feuilles cramées ont fini par se détacher), il est à nouveau en fleur et il y a même des fruits.
Mon pied de Gold And Green est en train de se remettre du même truc, sauf que lui a eu droit à une intervention chirurgicale.

Des trucs moins embêtants mais inquiétants :
Dans le bol de Dancing With Smurfs que je vous ai montré, il y a ça :
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Des comme ça j'en ai plein le jardin y compris sur des plants ne présentant aucun symptôme du mildiou, ce qui est le cas de mes deux Dancing With Smurfs.
Exemple sur un pied apparemment sain :
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Les 5 pieds d'Ananas Bleue donnent tous ça :
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Les tâches sur les feuilles correspondent à la description que papo fait de la verticilliose, mais les dégâts restent très limités.

En attendant, les récoltes continuent...

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Jeu 9 Aoû 2012 07:52

Ce que tu décris après la résurection de shadow boxing est exactement ce qui sévit sur certains de mes pieds et notamment sur toute une planche .... il suffit juste de toucher les tiges pour qu'elles se détachent toutes seules.... la phase précédente, elles jaunissent vitesse grand V puis elle sèchent aussitot après.....par contre les fruits ne sont pas touchés, mais restent très petits.... Moi, j'ai mis ça sur le compte de la verticilliose sans aucune certitude... une chose est sûre c'est que ça va très vite... j'ai arraché 3 pieds que j'ai replantés en pot et ils commencent à reverdir par le haut :roll:
L'inspecteur qui viendrait dans mon jardin controler mes tomates et qui me dirait : "ça c'est ça et ça c'est ça" me manque cruellement... comme toi j'ai du mal à me dépatouiller avec les descriptions de maladies accompagnées de photos que l'on trouve sur le net...
Dans ma tête je me dis que ce pourrait être une asphyxie par la racine :?: :?: :?: ma terre est tellement dure ....

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Jeu 9 Aoû 2012 12:14

À force de les croiser on finira bien par savoir les reconnaître toutes,ces foutues vacheries.
Ce que tu décris avec ces feuilles qui jaunissent (tige comprise, le contraste entre la tige principale est celle de la feuille étant frappant) et se détachent à la base au moindre contact, je connais bien (mais je ne sais pas nommer), j'ai eu ça sur presque tous les pieds les saisons précédentes et ça commençait par les feuilles du bas.
Je ne m'en suis jamais vraiment inquiété; parce que ça ne me semblait pas affecter le reste du plant, rien de notable à propos de la taille des fruits que tu mentionnes, et je considérais même que c'était une évolution normale mettant ça sur le compte du manque de lumière en bas du plant. Pas sûr que ça vienne de la terre, je n'avais manifestement pas la même que la tienne.
Dernière chose : pas de ça chez moi cette année, allez comprendre...

Mon repas de midi, l'assiette commence à se diversifier :
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Blue Pitts, Nuits Australes (merci sveltana), Cœur de Bœuf Albenga (merci Delphes), Big White Pink Stripe (merci Chris), Humph (merci jem), Ananas Bleue (merci Ambio), Join Or Die (merci linquat)

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Jeu 9 Aoû 2012 16:44

Quelques petites choses proposées par TW cette année :
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Campari Nuovo, Grappler's Quest, Betimes Macbeth, Schrapnellmine, Wild Kingdom, Blue Pitts

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Jeu 9 Aoû 2012 17:20

Tu as déjà de bien jolies couleurs !
Concernant la maladie à laquelle tu es confronté cette année, je constate les mêmes symptômes chez moi aussi (sauf les taches sur les tiges). L'an dernier, j'avais également le même problème que toi et nous l'avions d'ailleurs évoqué ici : topic9444-30.html#p166474. Cette année, mes soucis ont commencé avec un flétrissement du feuillage mais moins accentué que l'an dernier (il aurait même pu passer inaperçu si je n'étais pas allée au potager aux heures les plus chaudes, puis les feuilles ont présenté des taches jaune-marron, et ont terminée complètement sèches, parfois à demi et de manière asymétrique. En plus, j'ai eu beaucoup de cul noir et des chutes de fleurs devenues elles aussi marron et sèches. J'ai tout coupé, pulvérisé au bicarbonate et au soufre et tout est reparti comme chez toi. J'ai remarqué aussi la présence avant traitement de petits pucerons noirs. Je ne sais pas à quoi nous avons affaire mais l'an prochain, je pense épandre un peu de patenkali et pulvériser du savoir noir au premier puceron.

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Jeu 9 Aoû 2012 17:51

Sur ta photo "Les 5 pieds d'Ananas Bleue donnent tous ça"
on voit des "nécroses" sur les fruits,
que j'avais d'abord prises pour des traces de banquet de limaces, :mrgreen:
mais en fouillant dans mon bouquin "Les maladies de la tomate"
j'y trouve des photos très très ressemblantes aux tiennes...
et elles sont dans la description du

Cucumber mosaic virus (CMV ) — virus de la mosaïque du concombre (fiche 35)
Le CMV, virus transmis par pucerons, est présent dans le monde entier, en particulier dans les régions tempérées et sous climat méditerranéen.
Il est extrêmement polyphage, affectant plusieurs centaines d’espèces végétales différentes.
On observe ses symptômes plus généralement en plein champ en période estivale, mais il n’est pas rare de le rencontrer sous abris sur des plantes à proximité des ouvertures ou issues de plants contaminés en pépinière, ceci même en hiver.
Ce Cucumovirus peut être à l’origine de trois principaux types de symptômes :
– une marbrure ou une mosaïque verte à jaune sur les jeunes feuilles (photos 117 à 119) ;
– des déformations foliaires et une réduction du limbe qui peut prendre parfois, comme pour le ToMV, un aspect en feuilles de fougères ( fern leaf ).
Les folioles deviennent filiformes et sont parfois réduites à leurs nervures principales, prenant alors un aspect en lacets de chaussure (shoestring, voir aussi le chapitre Anomalies de forme des folioles et des feuilles, page 75). On observe parfois plusieurs étages de feuilles déformées, successifs ou non, séparés par des feuilles d’apparence normale.
Dans certains cas, ce sont toutes les feuilles apicales qui sont atteintes (photo 121). La croissance des plantes peut être ralentie ou bloquée. Leur fertilité et la taille des fruits en formation peuvent être réduites ;
– des lésions nécrotiques plus ou moins étendues confluant parfois sur le limbe (photo 120, voir aussi le chapitre Flétrissements, dessèchements, nécrose des folioles et des feuilles, page 223).
Celles-ci peuvent gagner les pétioles puis se développer sur la tige sous la forme de stries longitudinales brunâtres (streaks) pouvant ceinturer entièrement la tige et s’étendre jusqu’à la base et l’apex de la plante qui, atteinte d’une nécrose généralisée, meure rapidement.
Les fruits, comme les feuilles, présentent des symptômes assez variés : des boursouflures, des altérations plus ou moins nécrotiques et annulaires, de couleur olivâtre à brune (photos 122 et 123).
Comme on peut le constater, les symptômes dus au CMV sont très diversifiés. Cette situation est liée à plusieurs paramètres, notamment à l’existence de nombreuses souches et à la présence, chez certaines d’entre elles, d’un ARN satellite nécrogène.
Signalons qu’il n’est pas rare de rencontrer des infections mixtes entre le CMV et un ou plusieurs autres virus : AMV, PVY, TSWV…


Cucumber mosaic virus (CMV) Virus de la mosaïque du concombre

Principales caractéristiques

Le CMV, virus ubiquiste et très polyphage, a été décrit en premier sur Cucumis sativus aux États-Unis, en 1916. Il est considéré comme l’espèce type du genre Cucumovirus.
Il a l’une des plus grandes gammes d’hôtes répertoriés chez les virus et affecte très gravement les cultures maraîchères de plein champ — en particulier les Cucurbitacées —, mais aussi la tomate, le poivron, l’épinard, le céleri, les salades…
Plusieurs souches de CMV ont été différenciées par le passé en fonction de leurs caractéristiques biologiques (symptomatologie ou thermosensibilité), de critères sérologiques et de propriétés moléculaires. La nomenclature officielle actuelle fait état de 2 groupes, I et II, le premier groupe comportant 2 sous groupes IA et IB.
Enfin, certains isolats possèdent un ARN surnuméraire de petite taille, appelé « ARN satellite », qui peut modifier l’expression des symptômes de CMV sur certains hôtes. Ainsi, en France et en Italie, un ARN-5 potentiellement nécrogène sur tomate est parfois retrouvé dans les adventices collectées dans la nature et en culture.
Les particules virales sont isométriques et ont un diamètre de 28 nm (photo 885).

• Fréquence et importance des dégâts

Le CMV est présent dans le monde entier, son incidence sur tomate varie d’un pays à l’autre. Il peut être grave dans les régions de production tempérées, notamment sous climat méditerranéen. Il est aussi retrouvé sous climat tropical, par exemple en Afrique. Il sévit avec gravité en Asie, notamment en Chine, au Japon et à Taiwan, seul ou en complexe avec d’autres virus. Il en est de même en Europe, et plus particulièrement en Italie, en Espagne et en France, où ce virus est largement répandu dans les cultures.
Dans notre pays, le CMV est, avec le PVY, l’un des virus les plus fréquents sur les cultures de tomate, qu’il affecte assez souvent en plein
champ au cours de l’été. On le rencontre parfois sous abri, en période estivale, mais aussi en fin d’hiver — dans ce cas sur des plantes issues de plants produits à une période de l’année durant laquelle des pucerons virulifères étaient présents dans l’environnement des pépinières. Des infections mixtes avec deux, voire trois autres virus sont courantes sur le terrain — en particulier avec le PVY, l’AMV et le TSWV — et peuvent conduire à des symptômes exacerbés.

• Principaux symptômes

Le CMV est à l’origine d’une grande diversité de symptômes chez la tomate ; ceux-ci sont influencés notamment par le stade de développement de l’hôte, les conditions climatiques, la nature de la souche sévissant et notamment la présence ou non d’ARN satellites nécrogènes. Ces symptômes sont surtout localisés sur le feuillage :
– une marbrure, voire une mosaïque verte à jaune sur les jeunes feuilles ;
– une déformation et une réduction de la taille des folioles. Ces dernières prennent parfois un aspect en feuilles de fougères (fernleaf) ou deviennent de temps à autres très filiformes, alors réduites à leurs nervures. On parle dans ce cas d’aspect « en lacets de chaussure »
(shoestring). Il n’est pas rare d’observer aussi des feuilles déformées sur plusieurs étages, séparés ou non par des feuilles d’apparence normale.
Cela matérialise bien le caractère transitoire de la manifestation des symptômes de CMV sur une plante. Lorsque ce sont toutes les feuilles apicales qui sont atteintes, la croissance de la plante est ralentie ou stoppée. L’infection entraîne une réduction de fertilité et de taille des fruits déjà en formation ; – des lésions, des taches nécrotiques plus ou moins confluentes couvrant plus ou moins le limbe de quelques feuilles. Celles-ci gagnent le pétiole, puis se développent sur la tige sous la forme de stries brunâtres longitudinales pouvant
ceinturer entièrement la tige. À terme, cette dernière présente sur toute sa longueur, de l’apex à la base, une nécrose généralisée létale. Avant ce stade ultime, les fruits révèlent des taches annulaires olivâtres ou brunes et des boursouflures.
Ces symptômes nécrogènes sont dus à certains isolats de CMV qui comportent un ARN satellite nécrogène. Il existe plusieurs variants naturels de ce dernier, qui présentent des propriétés biologiques bien différenciées en fonction de l’hôte.
Ainsi, certains d’entre eux (D, I17N) atténuent les symptômes chez le tabac, mais produisent une nécrose généralisée chez la tomate, causant des épidémies très graves, notamment en Europe méridionale et balkanique. D’autres (R), en revanche, provoquent une atténuation des symptômes chez la tomate également. Les jeunes plants de tomate sont plus facilement infectées par le CMV que les plantes ayant atteint le stade de floraison. En outre, plus l’infection est précoce, plus l’incidence du CMV est importante sur la croissance et le développement de l’hôte, et par conséquent sur son rendement. Les plantes affectées précocement peuvent être particulièrement rabougries et buissonnantes. Ajoutons que les proportions relatives des syndromes de filiformisme et de nécrose sont très variables d’une année et d’une saison à l’autre. Les répartitions de ces symptômes dans les parcelles sont différentes: les plantes atteintes de filiformie seraient distribuées de façon aléatoire, alors que celles exprimant des nécroses forment des foyers.
(Consulter les photos 20, 21, 30, 34, 49, 60-64, 117-123, 416-419, 727, 800.)

• Écologie, épidémiologie

Conservation, sources de virus : le CMV peut infecter plus de 700 espèces différentes représentant 92 familles botaniques, appartenant aux monocotylédones comme aux dicotylédones. Les cultures maraîchères et ornementales (vivaces et pérennes) sont particulièrement affectées. Chez les Solanacées, le CMV infecte :
le piment, Capsicum frutescens, Cyphomandra betacea, 6 espèces de Datura et de Physalis, Lycopersicon pimpinelifolium, plusieurs Nicotiana dont le tabac, Petunia hybrida, l’aubergine, Solanum nigrum… D’autres familles botaniques comprenant des légumes l’hébergent : les Cucurbitacées (melon, concombre, courge, courgette…), les Astéracées (laitue, scarole…), les Apiacées (céleri, carotte, persil…), les Chénopodiacées (betterave, épinard…).
Dix familles de monocotylédones peuvent également être affectées comme les Agavacées, les Amaryllidacées, les Iridacées, les Liliacées, les Musacées, les Orchidacées et les Poacées.
Parmi les plantes spontanées, des espèces aussi communes que le pourpier, la morelle noire, le séneçon, le laiteron, des laitues sauvages, les lamiers, la véronique, la garance, la mercuriale…sont infectées. Les plus importantes sont Portulaca oleracea, Senecio vulgaris, Solanum nigrum, et celles qui sont pérennes comme la garance, ou encore la capselle. Signalons que Stellaria media transmet le virus par la graine. En Espagne, une étude de 51 espèces de mauvaises herbes appartenant à 19 familles botaniques a révélé que 25 d’entre elles étaient infectées par le CMV. Parmi elles, Convolvulus arvensis, Malva sylvestris et Sonchus tenerimus jouent un role épidémique important car elles sont pérennes et souvent associées avec les cultures de tomate.
Rappelons que ces diverses plantes permettent au CMV de se maintenir pendant l’hiver ; elles constitueront au printemps, et durant toute la période de production, des réservoirs à virus particulièrement importants jouant un rôle épidémique majeur.

Transmission, dissémination :

les premières contaminations se produisent souvent lors de l’arrivée des premiers vols de pucerons — le CMV est transmis par les pucerons selon le mode non persistant. Ainsi, le puceron vecteur peut acquérir le virus sur une plante infectée et le transmettre à une plante saine, en quelques secondes, au cours de très brèves piqûres, dites « piqûres d’épreuve ». Celles-ci lui permettent de s’assurer que la plante est un hôte favorable à son développement. Le puceron est capable de transmettre le virus immédiatement après son acquisition, et le reste pendant une dizaine de minutes. Il perd cette capacité au bout de 2 à 4 heures au maximum, d’autant plus rapidement qu’il effectue d’autres piqûres d’épreuves ou des piqûres alimentaires. Il peut recouvrer cette aptitude en piquant à nouveau une plante virosée. Une des conséquences de ce mécanisme est que des pucerons non inféodés à la culture, qui ne font qu’y transiter, sont parfaitement capables de transmettre le virus, ce qui complique très fortement toute lutte avec des insecticides.
Plus de 90 espèces de pucerons sont susceptibles d’acquérir puis de transmettre le CMV.
Leurs potentialités de vection sont différentes ; les meilleurs vecteurs semblent être Myzus persicae, Aphis gossypii, A. craccivora, A. fabae et Acyrthosiphon pisum. Ajoutons que certaines espèces ne sont capables de transmettre qu’un certain nombre de souches.
La proportion de plantes que les pucerons risquent de contaminer est maximale dans le voisinage de la plante source. Transportés par le vent, ils peuvent être de redoutables vecteurs, disséminant efficacement le CMV sur des distances plutôt importantes. De plus, la très grande efficacité de son mode de transmission rend la dissémination de cette virose très rapide sans que d’importantes pullulations de pucerons ne soient observées. Plusieurs facteurs biotiques et abiotiques jouent un rôle essentiel sur la biologie des pucerons, donc sur la dissémination des virus et le développement des épidémies virales :
– le vent conditionne leur répartition ;
– la température agit sur la croissance des plantes, la multiplication du virus et le développement des colonies de pucerons ;
– la proximité d’autres cultures sensibles et de plantes adventices contaminées favorisent particulièrement les contaminations.
À ces facteurs, il convient d’ajouter des paramètres régionaux comme la disposition des parcelles, la protection des cultures contre les vents dominants par des haies, les conditions climatiques locales et leur influence sur certaines plantes réservoirs…
Le développement des épidémies du CMV est donc lié aux conditions climatiques. Si l’hiver est rigoureux, une majorité de plantes réservoirs et de pucerons seront détruits et l’inoculum présent en début de culture sera réduit.
Comme pour la quasi-totalité des Solanacées cultivées,
le CMV n’est pas transmis par la graine chez la tomate. Il l’est en revanche chez de nombreuses plantes appartenant à des familles botaniques différentes (Fabacées, Caryophyllacées) et, en particulier, chez plusieurs mauvaises herbes (comme par exemple Stellaria media). Ce virus pourrait être transmis mécaniquement au cours des opérations culturales, de taille et d’effeuillage (démontré pour des souches nécrogènes et associées à un ARN satellite). Dans ce cas, la répartition des plantes malades est plutôt en ligne, contrairement aux transmissions par pucerons qui donnent lieu à des distributions en foyers ou aléatoires.

Protection

• En cours de culture

Contrairement aux maladies cryptogamiques, il n’existe aucune méthode de lutte curative permettant de contrôler efficacement les virus en cours de culture et en particulier contre le CMV. Généralement, une plante infectée le restera toute sa vie, même si les symptômes ont parfois tendance à s’atténuer.
Si des attaques ont lieu en pépinière ou en cours de culture et qu’elles sont détectées précocement, les quelques plantes présentant des symptômes de ce virus seront rapidement éliminées et, pour les plants, en aucun cas plantés ultérieurement. En effet, l’élimination des plantes virosées en tout début d’épidémie peut généralement contribuer à la ralentir, voire à la bloquer. Mais attention, les symptômes ne s’exprimant qu’une quinzaine de jours après l’infection des plantes, celles-ci, en cours d’incubation et donc sans symptômes apparents, pourront échapper à vos observations et constituer une source de virus, et contribuer au développement de l’épidémie.
Les traitements aphicides sont souvent indispensables pour contrôler les populations de pucerons sur tomate. Malheureusement, ils ne sont pas efficaces pour empêcher les épidémies de virus transmis selon le mode non persistant. En effet, les pucerons vecteurs proviennent fréquemment de l’extérieur de la parcelle et transmettent le virus au cours de brèves piqûres, avant même que l’aphicide ait le temps d’agir. Par ailleurs, les difficultés rencontrées actuellement pour maîtriser les pucerons sur tomate, parfois liées à des phénomènes de résistance aux insecticides, ne contribuent pas à améliorer cette situation. Un certain nombre d’auxiliaires permettent de contrôler les niveaux de population des pucerons (voir pages 649 et 650). Notons que la prolifération de ces derniers conduit à des dégâts sur tomate. Toutes les plantes adventices pouvant servir de source d’inoculum seront éliminées de la culture et de ses abords. Cet objectif sera parfois difficile à atteindre étant donné le nombre considérable d’hôtes potentiels du CMV.

• Culture suivante

Il convient de mettre en oeuvre un ensemble de mesures qui auront pour but d’empêcher, ou tout du moins de limiter au maximum l’introduction du virus et son extension dans les parcelles de tomate.
Dans les pays où les contaminations sont très précoces, il faudra protéger les pépinières et les jeunes plants. Pour cela, on pourra avoir recours à des agrotextiles (voiles non tissés, tissus maille…). La barrière mécanique ainsi créée retardera les contaminations. Les serres abritant les plants seront rendues insect-proof (à l’épreuve des insectes). Des pièges jaunes seront utilisés afin de piéger les premiers pucerons, et de pouvoir ainsi suivre l’évolution des niveaux de population et mettre en oeuvre une protection raisonnée.
Un désherbage soigneux des pépinières, des parcelles et de leurs abords (bordures des haies et des chemins…), sera effectué afin d’éliminer les sources de virus et/ou de vecteurs. Il faudra éviter de mettre en place une culture de tomate à proximité de productions plus sensibles au CMV comme l’épinard, les Cucurbitacées… Des rotations culturales pourront être envisagées dans les zones de production où la pression des mauvaises herbes infectées environnantes est importante.
Quelques sources de résistance au CMV, souvent d’efficacité partielle, ont été signalées chez plusieurs espèces sauvages de Lycopersicon :
– un gène dominant dénommé « cmr » qui serait localisé sur le chromosome 12 de L. chilense ;
– différentes accessions, dont 3 chez Lycopersicon esculentum, 2 chez L. hirsutum, 1 chez L. chmielewskii et L. pimpinellifolium. L’efficacité de ces résistances semble variable en fonction des souches.
Rappelons qu’afin de protéger les tomates contre la nécrose létale, des essais de prémunition ont été effectués en France avec la souche CMV-R. Celle-ci comporte un ARN-5 qui ne provoque pas de symptôme après inoculation mécanique. Des tests sous serre ont montré que cette souche offrait une protection efficace vis-à-vis d’une souche agressive. Des résultats comparables ont été obtenus dans différents pays, avec d’autres souches comportant un ARN-5.
Des essais en plein champ ont même été effectués: ils ont montré que le pourcentage de plantes présentant des symptômes de mosaïque étaient significativement réduits.


si ça peut t'aider :roll: :siffle-4487: :wink:

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Ven 10 Aoû 2012 08:35

Bonne idée, de présenter les tomates de TW ainsi, ça permet de comparer avec ce qu'on a...
et j'ai remarqué que ma Wild Kingdom est différente chez moi, elle ressemble à :arrow:
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Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Ven 10 Aoû 2012 10:38

Votre dėbat est passionnant, je rencontre de sacrės pb d'identification, je me rėfėre au site d'E-phyta de l'Inra . Ensuite bicarbonate et le tout sous une tempėrature de 34° le volume de feuilles atteintes à arracher diminue chaque matin.

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Sam 11 Aoû 2012 16:07

Je t'ai connu plus rigolo, franciscolulu, il est toujours aussi déprimant ton bouquin sur les 1001 maladies de la tomate. Mai merci pour l'effort.
Quand je vois ce que le virus dont ça parle est censé faire aux feuilles, je pense que ce n'est pas lui qui touche les ananas bleues dont le plant est superbe est bien feuillu.
À force de cueillir ces fruits dont une partie est nécrosée, je n'ai presque plus de fruits malades.
Et en dehors de l'aspect inesthétique, ces atteintes n'étaient pas très gravissimes, elles pénétraient très peu sous la peau, un peu les mêmes conséquences qu'une brûlure, et les fruits que j'ai cueillis ainsi étaient tout à fait comestibles, et excellents au demeurant.

jem, je pense que mes Wild Kingdom n'étaient pas assez mures, peut-être auraient-elles fini par totalement jaunir comme les tiennes. Je n'avais pas relu le descriptif TW qui laisse entendre que les tiennes sont plus conformes que les miennes qui m'avaient sur le coup semblé très satisfaisantes, de jolies petites olives vertes zébrées de jaune dont la consistance m'a fait croire à leur maturité.

Pareil que toi, xima, l'outil de diagnostic de l'INRA recommandé par ch'lolo semble bien fichu et commode au premier abord, mais au final; je n'arrive pas à en tirer grand chose.

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Sam 11 Aoû 2012 16:15

800 grammes de Chocolat Stripes :
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600 grammes de Topaz :
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Message spécial Ambiorix.
3 Ananas Bleues 1006AB (celles qui portent un peu de rouge) et 2 1042AB (OSU P20 x Beauty King), les moins colorées (1 et 4 en partant de la gauche) :
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Les Ananas sont de plus en plus intéressantes, ce sont mes premières qui présentent les marbrures rouges caractéristiques de l'ananas. La grosse pèse 210 grammes :
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Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Sam 11 Aoû 2012 16:18

:diabolo :diabolo

FRANCISCO.... tu l'as fait pour nous décourager .... hein ?

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Sam 11 Aoû 2012 16:20

Toujours aussi belles ces chocolats stripes.... et encore plus en vrai :)

Re: Le Grand N'importe Quoi d'AlBo

Sam 11 Aoû 2012 16:50

Dans le genre, tes Join Or Die sont pas loin de leur voler la vedette, linquat.
Sujet verrouillé