Encore une belle journée, du soleil, un beau ciel bleu, 15°, 18° hier.
J'aime bien ces faux printemps, ces périodes transitoires, qui te rappellent que les beaux jours arrivent, mais que l'hiver est encore là.
J'ai fini de commander mes graines pour mon potager de l'hiver prochain -enfin, pas vraiment, j'en attends encore....

-. J'ai une idée à peu précise de ce que sera le futur potager d'hiver.
Mais les jours rallongent, une douceur inhabituelle s'installe, le chant des oiseaux change. Il serait temps de penser aux semis printaniers.
J'ai classé -

- mes graines potagères, mais voilà que je cherche, en vain, mes graines de panais. C'est bête, mais je tiens absolument à commencer mes premiers semis par les panais, près des topinambours. C'est comme cela que j'ai visualisé le potager de printemps.
Pourtant, avec mon rangement, je suis sûr de les avoir vues, ces graines de panais. Bon sang, une enveloppe longue et blanche....
Un éclair ! La cabane ! Mais oui, dans le tiroir !
Je cours vers la cabane, j'ouvre le tiroir, oui ! Des enveloppes blanches : des salades, des fleurs, des haricots, mais pas de panais !
Je réfléchis à nouveau, ne les aurais-je pas données ? Ben non....
Nouvelle période de réflexion ; je ne voudrais pas te presser, mais le temps passe ; alors, tant pis, pas de panais !
Et en sortant de la cabane, dépité, mon regard accroche un grand sac en papier blanc, posé négligement sur la commode : illumination ! Je revois la scène : le printemps dernier, j'ai coupé les ombelles sèches des panais et je les ai mises dans ce sac en papier, sans jamais faire les graines....Et depuis, le sac est resté là, sans rien dire....
Allez, au boulot....
Direction l'ancien parc à tomates.

J'enlève la bâche ; cette année, aucun nid de mulot. Le chat a nettoyé le secteur. La terre est douce et meuble. L'ancien BRF -de l'accacia- se transforme peu en peu en compost. Les déchets de tonte ont été assimilés.

Les ombelles de panais, leurs graines, les promesses de belles récoltes, je rêve encore.

Allez mes belles ! Voici le moment où tout commence, le début d'un espoir...Vous ne serez pas seules, je sème également quelques graines de radis.

Mes recherches dans la cabane, si bien ordonnée, m'ont permis de découvir un autre sac en papier contenant des graines de poireaux ; cela doit faire trois ans que ce sac bien rangé attend son heure....

J'écrase, je vanne, et je sème à la barbare, dans un large sillon, ces graines de poireaux.

S'ensuivent des carottes berlicum, des carottes du Palatinat, des fèves de Séville à longue cosse, des fèves d'Aguadulce superlarga, des fèves muchamiel extratemprana, et des pois progress.

Je pose des voiles, j'espère que le mois de février ne sera pas trop froid.
Et maintenant, le plus dur lorsque l'on jardine : attendre.