PMAEL: Un ruban à base de LED SMD 5630
| Document préparé par | Papo4334 |
Cette description des strips (rubans LED) est minimaliste tellement il y a de points commun avec Un_ruban_à_base_de_LED_SMD_5050 présenté en détail par jlstomo46.
La construction, mais aussi l'emballage de ces deux rubans sont presque identiques. Le lecteur est invité à lire ce document. Ce document insiste principalement sur les différences et particularités de ce modèle.
Sommaire
Présentation générale
Les Led SMD 5630 ont été conçue par Samsung comme source de rétro éclairage de leurs écrans (TV et moniteurs); elles sont un peu plus récentes que les SMD 5050).
Selon les affirmations des producteurs/vendeurs chinois ces LEDs produiraient un éclairage 1,5 fois plus puissant que les 5050. Nous verrons par la suite que ces affirmations sont à prendre avec recul.
Il est possible de commander ces strips soit seuls (un rouleau de 5m avec à chaque extrémité les quelques centimètres de fils connecteurs marqués "+" et "-" pour le 12V et le 0V, soit avec une alimentation (qui est en fait une alimentation 12 V pour ordinateurs portables dites 6 A donc 72 W max).
Il existe deux version de ces rubans : le ruban normal et la version "étanche" qui est le même ruban noyé dans une gaine de silicone transparent et souple. Le ruban fait 10 mm de large. Son dos consiste en en autocollant 3M, bien pratique pour la fixation sur un support.
Pour une utilisation en pouponnière, en coupant en différentes bandes, l'alimentation non ventilée ni même aérée est clairement sous-dimensionnée, et il est donc fortement déconseillé d'acheter et d'utiliser cette alimentation. Il est assez facile de trouver des alimentations 12V qui fassent au moins 15 à 20 % de plus que la puissance nécessaire.
Comme les strips 5050, le ruban se compose d'une suite de cellules de 5 cm de long. Il est possible de couper le ruban entre chaque cellule pour obtenir les longueurs de son choix.
Schéma de câblage du strip
Le support du strip est un ruban plastique sur lequel sont imprimés les conducteurs 0V et 12V sur toute sa longueur et au sein de chaque cellule les connexions nécessaires à ses 4 composants.
L'ensemble des cellules sont donc montées "en parallèle" sur les connecteur d'alimentation 12V.
Chaque cellule comporte, en série, entre le 0 et le 12 V
- une résistance de 39 Ohms permettant de protéger les LED et d'ajuster la tension pour que les LEDs reçoivent un tension conforme à leurs spécifications.
- 3 LEDs SMD 5630
En alimentant le strip complet de 5m avec l'alimentation livrée la tension de 12V aux bornes de la première cellule tombe à 10,5V aux bornes de la dernière (la plus éloignée), l'intensité est totale est alors de ~3A. Il est facile de constater visuellement que l'intensité lumineuse produite au bout du ruban est nettement plus faible (~moitié moindre) que celle du début (côté alimentation)
- cela prouve la résistance des conducteurs sur les 5 m du strip est non négligeable;
- cela montre qu'il est indispensable de couper le strip en bandes nettement plus courtes, alimentées directement en 12 V, pour que l'intensité lumineuse produite soit relativement homogène (une longueur de 1 m est le maximum pour préserver cette homogénéité).
- pour une utilisation non pouponnière, avec la longueur totale de 5m, il sera sage d'alimenter en 12V les deux extrémités du ruban.
Mesures en configuration réelle
Dans ma pouponnière deux strips ont donc été coupé en bandes de 1m (20 cellules) et 8 de ces bandes directement alimentées en 12V depuis l'alimentation (avec une alimentation ATX de PC largement suffisante) pour un total de 160 cellules et donc 480 LEDs.
Les mesures ont alors donné les résultats moyens suivants :
- tension aux bornes de chaque cellule : entre 12,05 V et 11,85 V
- intensité totale : ~ 7,07 A
- l'intensité moyenne par cellule est donc ~ 44 mA, (donc dans chacune des 3 LEDs et dans la résistance) et de 0.88 A par bande de 1m
- la tension se répartit alors en moyenne entre : ~ 0,9 V pour la résistance et ~ 3,55 V pour chaque LED (le reste étant dissipé dans les conducteurs)
La puissance totale en sortie d'alimentation est donc de ~ 85 W (soit ~ 10 W par bande de 1m). De cette puissance, environ 12 W sont transformés en chaleur dans les résistance, 2 2 W dans les connecteurs, et il reste ~71 W dans les LEDs (soit 8,9 W par m de strip, ou encore ~0,15W par LED)
Remarques
- même si les LED qui ont servi à la fabrication de ces rubans ne sont certainement pas du "haut de panier", bien au contraire, on constate que la puissance moyenne de chaque LED dans une telle configuration reste sagement bien en deçà des valeurs typiques constructeurs. C'est sage parce que cela permet un meilleur rendement lumière/W, cela réduit la température qui n'est pas négligeable avec ce montage, cela prolonge la durée de vie de ces LEDs.
- par des mesures individuelles, on constate la normale disparité des LEDs puisque la tension aux bornes de chacune des LEDs (test sur un échantillon seulement) varie dans une limite de -5 à +5%, mais il faut se souvenir que 0,35 V au bornes d'une LED c'est beaucoup. Cela justifie encore plus l'utilisation conservatrice (cf. pont précédent)
- Si le strip était coupé en bande de 50 cm, les valeur seraient supérieure de quelque %
Montage de l'éclairage
Pour l'utilisation en pouponnière (cf. photos)
- les 8 bandes ont été montées sur un réflecteur en aluminium de 1 mm d'épaisseur, avec pans externes inclinés de 30° qui prend en compte la diffusion sur 120° de ces LEDs (donc 60° dans chaque direction). Dans un premier temps, le réflecteur comportait 6 bandes, j'ai du en rajouter 2 pour la configuration définitive à 8 bandes.
- la fixation des bandes sur le réflecteur est fait au moyen de l'autocollant au dos du strip. Ayant lu que cet autocollant avant tendance à se décoller avec le temps, j'ai utilisé des points de silicone transparent souple pour "solidifier" cette fixation.
- chaque soudure des fil d’alimentation sur le strip, ainsi que les extrémités de chaque bande, ont été également prise dans un petit amas de silicone (afin d'éviter avec la condensation tout risque de court circuit par contact avec le réflecteur.
- la température du réflecteur, après quelques heures d'utilisation est non négligeable et se stabilise à environ 35°C à l'air libre.
- dans la pouponnière le réflecteur pourra être placé à quelques centimètres du plafond, il est indispensable de prévoir de petits évents d'évacuation de la chaleur dans le plafond pour éviter le phénomène "piège à calories" et permettre aux LEDs de travailler à une température raisonnable (pour leur rendement et leur durée de vie). L'expérience montre que 4 ou 5 trous d'un diamètre de 12 mm sont suffisants, dès lors que l'on dispose d'environ la même chose en bas pour l'arrivée d'air frais. Avec un tel dispositif la température du réflecteur se stabilise à entre ~ 40°C (pièce bien froide) et 47°C (pièce bien moins froide en min de printemps) ; pour la fin de saison, il aurait fallu augmenter la taille des évents d'évacuation de la chaleur au dessus du réflecteur... ce sera fait pour 2016.
Observations
- les strips LEDs 5630 consomment, à longueur égale, plus de Watts que les 5050. C'est raisonnablement conforme aux spécifications de ces LEDs et au choix de montage qui ne perd que 10% dans les résistances de protection.
- ces strips chauffent sensiblement plus que les 5050 ; là encore, ce n'est pas surprenant puisque l’énergie électrique consommée est un peu plus forte. Ainsi avec une consigne de température à 28°C (germination de capsicum chinense) en bas de la pouponnière on constate : i) 33°C à 7 cm en dessous des LEDs, 46°C comme température du réflecteur alu, et 42°C dans la couche d'air au dessus du réflecteur, là où sont les évents d'évacuation.
- concernant l'intensité de l'éclairement produit : i) les mesures en lux donnent des valeurs extrêmement décevantes de l'ordre de 3 000 à 3 500 lux sur la plancher de la pouponnière; ii) ces valeurs sont 30 à 35% plus faibles que celles obtenues avec les strips 5050. Est ce vraiment un mauvais résultat et faut il faire confiance à ces chiffres ?
- spectre de la lumière produite : i) l'utilisation des réglages de balance des blancs d'un APN ont permis de vérifier que la température de lumière produite est sensiblement au dessus de 6 500 K, très certainement entre 7 000 et 7 500 K; ii) l'utilisation d'un CD comme difracteur pour observer le spectre ont permis de constater visuellement la quasi absence de jaune, l'importance d'une crête assez large dans le bleu (allant du violet au bleu vert), l'importance d'une crête dans le orange rouge.
- lux, PAR PPFD : les constats précédents expliquent bien pourquoi l'éclairement en lux donne des valeurs très faibles : dans le spectre émis il n'y a que le vert qui soit totalement pris en compte, les crêtes dans le bleu et le rouge qui représentent probablement les 2/3 de la lumière émise ne sont que très peu prises en compte (entre 5% et 30% au mieux). Le spectre des 5630, trop différent de celui de la vision photopique, ne permet pas que les mesures en lux soient significatives. Inversement la relativement bonne adéquation entre la courbe PAR et le spectre 5630, permet de penser/espérer que le PPFD (intensité du flux de photons utiles à la photosynthèse) doit être entre bon et très bon, bien que nous n'ayons rien qui permettre de le mesurer.
| |
Retour au Sommaire : Pouponnières "maison" à éclairage LED |