Hypero Tomo

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Ma tomate préférée: CDB orange
En avoir ou pas
Quelques mois plus tard, le beau-père nous demande de l’aide pour faire la miellée. Il me donne une voilette que je m’enfonce dans le col de mon sweat, bottes, pantalon, gants, tout est OK.
J’étais préposée à l’enfumage. Le castor et son père s’occupait des choses plus sérieuses. On me montrait l’endroit et pschit pschit, deux coups d’enfumoir. Un bon moment est passé comme ça. Je n’avais absolument pas peur, mais j’étais très impressionnée par la quantité d’abeilles qui nous tournaient autour, pas contentes. Par moment, je louchais sur les abeilles les plus proches de moi ; elles sont hors de la voilette ou dessous ?
Et au bout d’un certain temps, j’ai réalisé qu’une quinzaine d’abeilles avaient trouvé l’entrée de mon chapeau. Je n’ai pas paniqué, je me suis dit qu’il fallait que je m’éloigne des ruches surtout sans s’affoler ni courir. J’ai donc posé l’enfumoir à côté des ruches en prévenant mes acolytes que je partais pour cause d’abeille au plafond. Première erreur funeste !
Je m’éloigne donc lentement, en me forçant à respirer par le nez (manquerait plus que j’en avale une...) et c’est là qu’elles ont commencé à attaquer :pic pic pic pic pic pic....
Je me suis dit ce n’est pas possible, elles vont toutes me piquer, il faut qu’elles sortent du chapeau. Et donc je retire ma voilette d’un geste ample et assuré. Deuxième funeste erreur !! les 10 qui restaient sous le chapeau sont effectivement sorties, mais les 500 qui attendaient leur tour ont fait BANZAI ! Et je me suis retrouvée avec un essaim furieux dans les cheveux, le cou le dos... l’horreur. Alors dernière erreur, je suis partie en courant en me disant qu’il fallait que je m’éloigne des ruches et qu’elles finiraient pas me lâcher, j’ai chu dans le champs en me faisant une entorse au genoux, je me suis relevée, j’ai fait une cinquantaine de mètres sur la route, avant de réaliser qu’elles ne me lâcheraient pas et de m’offrir le luxe de paniquer, de faire demi-tour en hurlant AU SECOURS ! AU SECOURS ! (mais en restant encore assez lucide pour serrer les dents pour ne pas en avaler). Et mon Castor, ce héros est arrivé avec mon enfumoir, et en trois pschit c’était réglé, plus d’abeille dans ma tête.
Bilan 25 piqûres, et une énorme sieste l’après-midi. Depuis ce jour mon beau-père ne veut plus entendre parler que je lui donne un coup de main pour soigner ses ruches, mon Castor non plus, mais ils acceptent tous les deux la présence de la puce. Je ne comprends vraiment pas pourquoi, et je m’insurge contre cette injustice !
Mon beau-père se fait trop vieux pour s’occuper de ses ruches. Il veut s’en débarrasser. J’adorerais les récupérer. Mais pour ça il faudra que je m’en occupe seule, parce que le castor a bien assez de choses à faire entre son boulot et la maison sans en rajouter. Et... comment dire ? ça me fait quand même un peu peur.










