Bonjour PetitePousse,
Voici 2 photos, l'une prise fin janvier 2010 et l'autre aujourd'hui-même. L'orientation est quasiment la même, en fait je me suis aligné sur la première photo pour faire celle d'aujourd'hui. Si j'avais su comment évoluerait mon potager, je pense que j'aurais pris d'un autre angle, mais peu importe.
Sur cette première photo, le tas de branchages sur la gauche cache aussi la souche d'un manguier ou d'un avocatier. On ne voit pas bien, mais à gauche du deuxième tas de branchages (centre, arrière-plan) il y a une souche d'un goyavier. Tout est envahi d'herbes, c'est normal, c'est la saison des pluies. Et en-dessous/dans les herbes, c'est plein de cailloux : les enfants jetaient des cailloux pour faire tomber les fruits des deux arbres dont il ne restait, lors de la photo, que la souche. Également, comme la notion de gestion des déchets n'est pas encore au point ici, il y avait plein de saletés dont : capsules de bouteilles, morceaux de verre, divers métaux rouillés, plastiques, etc. Une fois, donc, que j'ai désherbé, puis enlevé les saletés (qui heureusement ne se retrouvaient pas très profondément, la terre n'ayant pas été retournée), il a fallu faire face aux souches (pour ça, j'ai été aidé) et à leurs racines (là ça a été mon job), ainsi qu'aux plaques d'argile à 5-10 cm de profondeur. Mais à force de travail, et en commençant par un petit carré, puis deux, puis trois, etc. je suis arrivé à ça :
Et même plus, car on ne voit pas tout. Bon, la photo est mauvaise, le manioc au premier plan (les feuilles digitées à 7 doigts) cache un peu le potager. Pour compléter, je rajoute cette autre photo, prise de l'autre côté, plus tôt dans la saison (il y a 45 jours), depuis l'endroit où se trouvait le deuxième tas de branchages (première photo).
À force de patience, on arrive à ce qu'on veut. C'est vrai que ça m'a pris du temps, c'est vrai aussi que je me suis fait avoir en ne mettant pas de copeaux au début (la pluie a tout lessivé, il ne restait que l'argile), mais voilà où j'en suis
Je ne compte pas en rester là. Sur la troisième photo, je ne peux pas aller plus loin au fond, à cause du manguier. Je ne peux pas aller plus à droite à cause du mur. Je ne peux pas aller plus à gauche à cause de l'avocatier (j'ai déjà pu saluer ses racines quand j'ai labouré la bande à gauche). Mais il reste de la place en allant derrière l'appareil photo. Condition : débarrasser les déchets rouillés qui sont là, enlever le tas d'argile cuite qui est là (plusieurs feux se sont succédés pour brûler des déchets, végétaux ou non, et l'argile contenue dans la terre a cuit, c'est de la brique), puis retourner la terre. Dès que j'ai le temps, je m'y mets !