Un automne automnal, un hiver hivernal....Alors que tout revit au jardin, ne serait-il pas enfin temps de réveiller un peu ce suivi ?
Je n'hibernais pas, non, non, mais j'ai passé les mois de janvier et de février à guetter les jours pas trop froids, ni trop humides, pour faire du bois, des têtes de chêne. De belles journées au milieu de la forêt. De bonnes heures de travail. Sauf quand le chien venait se coller sous la tronçonneuse histoire de me faire comprendre qu'il était temps de se préoccuper de lancer un ou deux bâtons...

Quand le temps était trop mauvais, j'en profitais pour essayer notre extracteur de jus, récupéré dans une recyclerie.

Les saisons ont été respectées, avec toutefois peu de neige et beaucoup d'humidité et de froid, qui ont eu raison de nos salades d'hiver

Nous nous sommes réfugiés dans la cuisine, essayant de nouvelle recettes avec les produits du jardin.
Etonnamment, cet hiver, peu de dégât pour les courges, que j'avais semées tardivement, peut-être y-a-t-il là une explication.

Cette courge-ci nous a fourni une soupe et des pains


Et ma Promise sublima les choux frisés en un pesto diabolique, qui fut savouré près du poêle

Voilà comment passèrent l'automne et l'hiver chez nous, et Mars arriva avec sa douceur inhabituelle.
Des idées pleins la tête, je suis reparti dans la montagne encore enneigée. Je trouvais mon bonheur dans une scierie, il me fallut cinq voyages pour ramener les trésors découverts.

Le beau temps est de la partie, les jours rallongent, je retrouve avec plaisir le jardin.
Sur l'emplacement d'une ancienne bande paillée qui nous a fourni des pommes de terre deux ans durant, j'ai implanté une nouvelle butte avec des bordures en croûtes de pin Douglas, j'y ai planté de l'aïl et de l'échalote, et semé des radis, des navets, des oignons blancs, des épinards -dessous le voile-

Et poursuivant sur ma lancée, j'en ai créé une autre, implantée sur une ancienne butte qui avait accueillie les melons et les pastèques

J'y ai mis une couche d'herbes et de feuilles mortes tondues. Je veux réaménager le jardin cette année ; une butte ne me donnait pas entière satisfaction, trop près d'une haie. J'ai décidé de l'enlever, ce qui va permettre d'observer l'intérieur de cette butte après un an d'existence, et de récupérer tous les matériaux pour la nouvelle butte.

Je récupère d'abord tous les légumes restants : mâches, betteraves, rutabagas, jeunes poireaux et oignons, céleris branches


Voilà la structure de la butte

Petite parenthèse avant d'oublier : cette butte est habitée par des mulots, et curieusement, il n'ont grignoté aucun des légumes pourtant à portée d'incisives. De même pour une autre butte, leurs galeries sont même visibles sous les mâches, aucun dégât constaté sur les salades et les poireaux.
Par contre, il ont fait un sort aux céleri-branches et à certaines betteraves plantées en pleine terre un peu plus loin.
Les pertes sont acceptables, les mulots mangeant les racines et nous les feuilles des céleris branches.
Le chat régule la population de mulots et épargne un peu plus les musaraignes.
Je reviens à la butte : l'humidité est assurée par les grosses branches et les morceaux de bois, bien dégradés par les différents vers, organismes et larves.


Cet humus est répandu sur la nouvelle butte

Je rajoute une couche de terre, provenant de mon mur en mottes de terre, qui disparaît petit à petit

Et j'ai planté deux rangées de pomme de terre Sirtema à l'emplacement de l'ancienne butte

J'ai également mis en place deux bacs qui réceptionnent tous les déchets verts de la zone où ils se trouvent ; je vais en mettre d'autres ailleurs sur le terrain, cela m'évitera les longs et incessants déplacements en brouette jusqu'à l'unique tas de compost.
J'ai prévu de planter dans ces bacs des melons, courgettes, courges, poivrons, aubergines. J'augmente ainsi ma surface de production sans trop d'efforts, et, j'espère, sans trop d'entretien.


Allez, j'y retourne !