Je précise la méthode "Bourguignon" (qui est encore plus radicale que la méthode "Forest") : il met ses patates sous une botte de paille et c'est tout !
Voir le texte suivant :
http://lugernos-dossiers.blogspot.com/2010/12/la-tour-pommes-de-terre
qui concerne également la tour à pomme de terre.
Extrait du texte :
Pommes de terre sous paille
La théorie
La culture traditionnelle des pommes de terre est l’une des plus fastidieuses du potager : il faut enterrer les pommes de terre, les butter à plusieurs reprises, et enfin les récolter en bêchant profondément. Toutes tâches nécessitant une certaine dépense physique.
Il n’est cependant pas nécessaire d’enterrer les tubercules pour obtenir une récolte. Ils ont simplement impérativement besoin de ne pas recevoir la lumière du jour, qui les fait verdir et les charge de solanine, les rendant immangeables. Il est donc possible, en théorie, de cultiver des pommes de terre sans les enterrer, simplement en les recouvrant de paille.
Plusieurs méthodes sont proposées : Claude Bourguignon, se basant sur des méthodes traditionnelles boliviennes, recommande de les recouvrir de quelques dizaines de cm de paille. Emilia Hazelip, plus économe, recouvre le sol d’un carton, sous lequel est placé le tubercule auquel on ménage un orifice. Le carton étant lui-même recouvert d’une quantité de paille plus faible que dans le cas précédent. Une autre méthode consiste encore à placer les tubercules dans des pneus, qui sont progressivement empilés et remplis de paille. Le plant pousse alors en hauteur et peut théoriquement produire des tubercules sur toute la hauteur couverte.
Une méthode intermédiaire consiste à enterrer faiblement le tubercule (ne le recouvrir que d’un cm de terre), et à pailler généreusement.
Les interrogation
La principale interrogation retrouvée par les jardiniers concernant cette méthode concerne son rendement. Ils est généralement supposé qu’il est très faible. Il est parfois aussi affirmé que les tubercules, n’étant pas buttés, ne se forment pas correctement, car les rhizomes au bout desquels ils poussent « filent ».
La pratique
Nous avons testé en 2007 la méthode préconisée par Claude Bourguignon, avec des résultats satisfaisants : les tubercules se sont bien formés, atteignant une taille respectable. Le rendement total a été inférieur à ce que l’on pouvait attendre d’une méthode classique, en revanche, la qualité de la récolte était parfaite : pas le moindre signe d’agression de quelque parasite que ce soit, en cette année de mildiou.
Nous avons aussi testé en 2006 et 2007 la méthode intermédiaire, avec d’excellents résultats : rendement comparable à une méthode classique, bonne qualité de la récolte, faible travail. Pour l’instant, cette méthode reste pour nous la plus satisfaisante.