Les piments pour les nuls

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Info Ce document est largement calqué sur celui "La tomate pour les nuls" présent dans ce Tomowiki. Le lecteur est invité à en prendre connaissance car, pour de nombreux chapitres, seulement les différences seront développées dans ce "pas à pas".

Sommaire

Présentation des capsicums : piments et poivrons

Aji Ahuachapau
Chupetinha
 ;
Ecuador Purple
Goshiki
Lemon Drop

présentation générale rapide

Piments et poivrons sont les noms courants pour désigner différentes espèces du genre capsicum de la famille des solanacées. Ils appartiennent donc à la même famille que les tomates, les aubergines ou encore les pommes de terre, pour ne citer que les plus connus.

Les capsicums se caractérisent par la présence dans leurs fruits, en proportions très variables, de "capsaïcinoïdes" : ce sont 5 substances qui donnent la saveur piquante des piments. Par simplification, pour couvrir l'ensemble de ces substances, on utilise le plus souvent le terme "capsaïcine" qui, des cinq, est celle qui est largement majoritaire dans les fruits qui nous intéressent.

L'objet de ce document n'étant pas une description scientifique du genre capsicum, le lecteur intéressé pourra avec intérêt de reporter à des articles comme ceux de Wikipedia : dont principalement l’article Piment, Capsicum et celui [ https://fr.wikipedia.org/wiki/Capsa%C3%AFcine Capsaïcine].



les différentes espèces de piments (annuum, baccatum, ...)

Une présentation minimaliste des principales espèces de capsicum : LPPLN:_Les_différentes_espèces_de_piments

avec, pour chacune, juste quelques lignes présentant leurs quelques spécificités -- car justement la température et la durée de germination sont assez différents selon l'espèce

Capsaïcine et force d'un piment, son "piquant"

le mécanisme d'action de la capsaïcine

En simplifiant, la capsaïcine contenu dans les piments, se fixe sur les capteurs des neurones sensoriels et y provoque une sensation de brûlure, bien qu'en réalité il n'y ait aucune "brûlure" à proprement parler. Le mécanisme est trop complexe pour être présenté ici, nous nous contenterons de dire que le cerveau humain interprète la présence de capsaïcine comme une brûlure.

Nota : la réaction de l'organisme à cette sensation de brûlure, est la sécrétion d'endorphines (substances proche de la morphine) dans le but de lutter contre la douleur ; ainsi l'ingestion d'une quantité significative de capsaïcine provoque, au delà de la sensation de brûlure, une sensation de plaisir de type euphorie légère, particulièrement appréciée des amateurs et consommateurs réguliers de piments forts ou plats fortement pimentés.

Tous les fruits de capsicum contiennent de la capsaïcine, dans des proportions extrêmement variables de sorte que l'impression lors de la consommation peux aller depuis aucune sensation particulière de brulure (cas de piments doux et poivrons), à un léger picotement, une sensation de brûlure légère, jusqu'à une sensation de brûlure parfaitement insupportable pour le commun des mortels.

Nota: Toutes les muqueuses réagissent à la capsaïcine; de façon plus ou moins forte, ce n'est pas réservé à la bouche et au tube digestif. Disons le d'entrée il faut rester prudent avec les piments et se souvenir qu'avec les plus forts, il faut prendre soin d'éviter le contact direct ou indirect avec la peau, même celle des mains particulièrement endurcie, et plus encore avec les yeux. Nous reviendrons plus loin dans ce document sur les précautions à prendre et sur les soins à apporter en cas de "brûlure".

Bornons nous également à signaler que, en raison de ses effets puissants, :

  1. la capsaïcine (de synthèse) est utilisée comme une arme invalidante, notamment dans des vaporisateurs utilisés par les forces de l'ordre pour contrôler des individus ou foules menaçantes.
  2. la capsaïcine à très forte dose est un poison qui peut-être mortel ; heureusement ce n'est pas le cas avec les piments, même les plus forts.

localisation de capsaïcine dans le piment

  • La concentration de capsaïcine est particulièrement forte sur les graines et dans la "matrice" qui porte ces graines (--> si on craint le "trop piquant" d'un piment, il est sage d'en ôter les graines et la matrice avant de le consommer).
  • Dans la chair du piment lui même la concentration en capsaïcine évolue progressivement d'un minimum à l'apex du fruit vers un maximum au niveau des épaules à proximité de l'attache pédonculaire, et de la matrice : (--> en tenir compte lorsque l'on teste un piment inconnu supposé fort).

Force d'un piment ; échelles de Scoville

Les méthodes scientifiques modernes permettent de mesurer le nombre de molécules de capsaïcine par gramme. Ces mesures sur les capsicum ont permis de constater des concentrations variant de quelques unités pour les poivrons, jusqu'à plusieurs dizaines de milliers pour les piments "naturels" les plus forts, voire quatre fois plus avec certains croisements spécialement sélectionnés à cette fin.

Échelle de Scoville

Historiquement avant que la science ne permette ce comptage de molécules, les mesures étaient effectuées en diluant la chair du piment jusqu'à ce qu'un groupe de "testeurs" n'ai plus la sensation de brûlure. La dilution nécessaire pour y arriver était et reste utilisée pour mesurer la force d'un piment. C'est Wilbur Scoville, qui a mis au point au début du XXème siècle cette mesure et l'échelle qui porte son nom. Pour information, la mesure -purement théorique- de Scoville (ie. la dilution nécessaire) d'un piment qui contiendrait uniquement de la capsaïcine serait de environ 16 000 000. Autrement dit la mesure de Scoville représente 16 fois la concentration en nombre particules par million. L'unité de cette mesure est appelé "unité Scoville" et souvent abrégée en SHU.

A partir de ces mesures on peut obtenir une table des "forces" des principales variétés de capsicum.

Voici, à titre d'exemple, celle reprise de l'article Wikipedia Échelle de Scoville

Échelle de Scoville
Unités Scoville Produit ou variété de piment
15 000 000 000 Résinifératoxine
5 300 000 000 Tinyatoxine
16 000 000 Capsaïcine pure
15 000 000 Dihydrocapsaïcine
9 200 000 Nonivamide
9 100 000 Nordihydrocapsaïcine
8 600 000 Homocapsaicin et Homocapsaïcine
2 000 000 – 5 300 000 Bombe d'auto-défense
1 569 300 - 2 200 000 Piment Carolina Reaper, le plus fort du monde répertorié depuis 2013
1 200 000 - 2 009 231 Piment Trinidad Moruga Scorpion, le piment le plus fort au monde jusqu'en 2013
1 463 700 Piment Trinidad Scorpion Butch Taylor
1 359 000 Piment Naga Viper
1 067 286 Piment Infinity chili
1 001 304 Piment Les Nagas ,Bhut Jolokia (aka. Bih Jolokia, Naga Jolokia, Ghost Pepper), Naga Dorset, Naga Morich
800 000 Variétés croisées Naga x Habanero; Habanaga, Nagabon
577 000 Piment habanero (var. Red Savina)
100 000 – 325 000 Piment habanero (Originalement Javanero ou piment antillais), piment Scotch bonnet, piment rocoto, Jamaican Hot Pepper,Bulgarian carrot, Piment Fatalii
50 000 – 100 000 Piment Thaï Hot, piment Malagueta, piment chiltepin, piment tabasco
30 000 – 60 000 Piment pequin, piment oiseau.
30 000 – 50 000 Capsicum frutescens, Piment de Cayenne
10 000 – 30 000 Piment serrano, Hari Mirch
5 000 – 10 000 Piment jaune Hungarian Hot Wax)
7 000 – 8 000 Tabasco (sauce), Sauce Tabasco Habanero Hot
4 500 – 5 000 Piment d'Anaheim (var. New Mexico)
2 500 – 8 000 Piment Jalapeño
2 500 – 5 000 Sauce Tabasco Original rouge
1 500 – 2 500 Piment d'Espelette, piment Rocotillo, Sauce sriracha
1 000 – 1 500 Piment poblano
500 – 2 500 Piment d'Anaheim
600 – 1200 Tabasco (sauce), Sauce Tabasco Jalapeño verte
100 – 500 Paprika doux, piments doux et certains poivrons
0 Poivron

Échelle de Scoville simplifiée

Pour nous, jardiniers et consommateurs de capsicum, une échelle simplifiée de 0 à 10, permet de donner un nom "parlant" à chaque échelon.

Voici, toujours sur la base de la table reprise du même article Wikipedia, cette table simplifiée

Table simplifiée de Scoville
Degré Appréciation Unités Scoville Exemple
0 neutre 0 – 100 Poivron
1 doux 100 – 500 Paprika doux
2 chaleureux 500 – 1 000 Piment d'Anaheim
3 relevé 1 000 – 1 500 Piment Ancho
4 chaud 1 500 – 2 500 Piment d'Espelette (Gorria)
5 fort 2 500 – 5 000 Piment Chimayo
6 ardent 5 000 – 15 000 Paprika fort
7 brûlant 15 000 – 30 000 Piment Cascabel
8 torride 30 000 – 50 000 Piment de Cayenne
9 volcanique 50 000 – 100 000 Piment tabasco
10 explosif 100 000 et plus Piment habanero

Il ne faut pas prendre ces valeurs, pas plus que celles rencontrées dans la littérature ou dans les catalogues, comme des chiffres immuables ; ce ne sont que des valeurs moyennes et il est fort possible de trouver des piments qui seront un degré en dessous ou en dessus dans cette échelle simplifiée.

  • La force d'une variété de piment donné, c'est à dire sa concentration en capsaïcine, varie assez sensiblement avec le climat, l'ensoleillement, le sol, la période de la saison. Ainsi plusieurs d'entre nous ont pu constater que sous nos climats, les piments cueillis vers mi septembre étaient généralement plus forts que ceux plus précoces ou ceux plus tardifs.
  • Plusieurs cultivateurs de piments ont même observé que le stress (chaleur, manque d'eau, agression par des insectes, ...) pouvait entraîner l'augmentation de la force d'un piment : la génération de capsaïcine serait alors un mécanisme de défense de la plante.

les poivrons, sous-ensemble des 'capsicum annuum' avec pas ou très peu de capsaïcine

Le terme "poivron" n'est ni une espèce ni une variété (dans la classification) c'est simplement un mot du langage commun pour désigner un sous ensemble des "capsicum annuum" qui ont la particularité d'être sans piquant (taux de capsaïcine suffisamment faible pour ne pas être perçu) et le plus souvent avec des fruits relativement gros.

origine géographique des piments

Les scientifiques considèrent que les différents capsicums sont initialement originaires d'Amérique du Sud et probablement d'une zone qui se situe dans l'actuelle Bolivie.

En pratique ils se sont répandus il y a fort longtemps sur l'ensemble de la planète et quand on parle de piments antillais, africain, indiens... il s'agit des variétés qui se sont développées et différenciées naturellement, puis souvent ont été sélectionnées et cultivées dans différentes régions du monde.

Cette référence aux origines géographiques des piments fait le plus souvent référence aux habitudes culinaires d'utilisation (et donc de culture) de tel ou tel piment.

Elle est cependant intéressante pour le jardinier car, l'origine géographique d'une variété donnée, lui donne une indication sur le type de climat qui est le plus approprié pour sa culture ; par exemple, chaleur humide pour beaucoup de ceux originaires des Caraïbes ou d'Inde, chaleur plus sèche pour ceux originaires du moyen orient, etc.

Séance 1 : Préparation du terrain pour les piments

Les capsicums étant des solanacées le type de terrain qui leur convient est de même nature (en oubliant les pommes de terres).

En pratique, un sol qui convient aux tomates (cf. La tomate pour les nuls pas à pas auquel on se reportera pour la préparation du terrain ) conviendra raisonnablement aux piments, en notant toutefois les différences suivantes :

  • les piments exigent, le plus souvent, plus de chaleur que les tomates (zone géographique et orientation du terrain, ou serre)
  • les piments, comme les aubergines, apprécient grandement un substrat "riche".

On peut retenir que si les aubergines se développent bien sur un terrain alors il devrait convenir aux piments, et réciproquement, si votre terrain donne de mauvais résultats avec les aubergines, alors il ne faudra pas attendre de miracle avec les piments.

Séance 2 : Le matériel pour la saison de culture des piments

Il n'y a pas vraiment de matériels spécifiques à la culture des piments. On trouvera donc dans les sections consacrées aux différentes étapes les mentions des matériels utilisés, depuis les bacs à semis, jusqu'aux matériaux pour la protection des fleurs (en vue de la récolte de graines "sures") en passant par les classiques, godets, tuteurs, pots...

Séance 3 : Le choix des variétés

Le choix des variétés de capsicum est un problème encore plus grand que celui du choix des tomates. D'une part, il existe des milliers de variétés dans le monde (même si moins que les plus de 15 000 variétés de tomates recensées par Ventmarin), mais surtout

  1. la palette de saveur des piments est infiniment plus large que celle des tomates... aucune comparaison possible entre un poivron et un "Cayenne" ou un "Espelette" (pourtant nettement moins "fort" que le précédent).
  2. la palette des modes de consommation/conservation est également plus large que celle des tomates

le choix des variétés dépend fondamentalement des attentes du jardinier et des contraintes de son environnement. Ces attentes, non exclusives l'une de l'autre, peuvent être très différentes, telles que :

  • piments cultivés à titre purement décoratif, à fin d'ornement du jardin ou de la maison ; a priori, pas du potager dans ce cas là.
  • culture en vue de la production de "poivrons ou piments doux" sans aucune capsaïcine décelable, pour leur consommation crue (en salade) ou cuite (par exemple poivrons grillés, omelette landaise aux "Piments Longs Doux des Landes", poulet basquaise, "chichoumé" ou ratatouille...).
  • culture en vue de la production de piments piquants pour les consommer frais seuls (crus ou cuits) ou pour pimenter les plats, ou encore, après conservation, pour la production de quoi pimenter différents plats tout au long de l'année (poudres, purées, piments au vinaigre, à l'huile, etc...).

Piments décoratifs

Les critères de choix sont essentiellement esthétiques. Comme "des goûts et des couleurs ...", le meilleur et presque unique conseil est de se fier à vos yeux en feuilletant les suivis dans le forum ou plus largement la toile (internet) pour sélectionner ceux que vous considérez comme les plus beaux. Ce que l'on peut rajouter c'est que :

  • la grande majorité des piments dits décoratifs sont de taille modeste
  • ils se prêtent bien à la culture en pots, sans exiger des conteneurs très gros (à partir de 4 ou 5 litres c'est jouable, à condition de bien les nourrir -engrais, purins- pour compenser la petite quantité de substrat et leur permettre de développer tous leurs atours).
  • souvent les amateurs de piments décoratifs les "hivernent" pour les conserver sur plusieurs années.
  • il existe quelques variétés naines (dwarfs en anglais) qui se contentent de pots encore plus petits (moyennant les soins ad-hoc)

Papo4334_EcuadorPurple2 Papo4334_Goshiki Taka No Tsume

Avertissement Appel aux tomodoriens nous proposer des photos de vos plus beaux décoratifs pour compléter la série


Poivrons et piments doux

Rappel: tous les poivrons sont de "capsicum annuum" Comme avec les tomates, si votre priorité est le poids de la récolte sans se préoccuper trop des saveurs, les semenciers commercialisent nombre de poivrons F1. Comme ce n'est pas vraiment dans l'esprit Tomodori, nous n'en dirons pas plus ici sur ce sujet.

Selon le mode consommation envisagé certaines variétés seront plus ou moins bien adaptées.

Ainsi, pour les plats genre ratatouille, il faut éviter les poivrons à peau dure, du genre Piquillo. En revanche, cette variété est idéale pour les poivrons grillés : peau épaisse qui se sépare bien de la chair, parois à la chair épaisse et goûteuse.

Quelques variétés bien adaptées à une consommation crue

En général, le consommateur va rechercher une saveur douce et un peu sucrée

Sweet Cayenne
Sweet Chocolate

A titre d'exemple

  • Sweet Chocolate
  • Mini Chocolate Bell
  • Mauve Lilac
  • Sweet Cayenne
  • Piment long doux des Landes
  • Jimmy Nardello...
Avertissement Appel aux tomodoriens nous proposer des variétés pour compléter la liste avec si possible au moins une photo du fruit



Quelques variétés bien adaptées à la cuisson

Aconcagua

A titre d'exemple

  • Largo de Reus
  • Ampuis
  • Aconcagua
  • Corno di Toro (jaune ou rouge)
  • ...


Avertissement Appel aux tomodoriens nous proposer des variétés pour compléter la liste avec si possible au moins une photo du fruit


Quelques variétés bien adaptées pour les griller

A titre d'exemple

  • Pimiento del Piquillo
  • ...


Avertissement Appel aux tomodoriens nous proposer des variétés pour compléter la liste avec si possible au moins une photo du fruit


Pour les poivrons grillés voir par exemple comment-faire-griller-les-poivrons pour une méthode radicale qui convient bien au "Piquillos".

poivrons ou piments doux en pots

L'expérience montre que les poivrons avec des fruits de taille importante (genre Largo de Reus) la culture en pots réduit très sensiblement la production. Pour de tels poivrons il est donc raisonnable de choisir des pots ou jardinières de grandes dimensions: un volume de 20 litres parait un minimum.

Avec des conteneurs plus petits, il est plus raisonnable de viser des piments doux comme par exemple Aji Dulce, Trinidad Perfume, voire Sweet Cayenne.

Piments véritables

Quelques variétés douces ou très peu fortes

A titre d'exemple, parmi les plus réputés pour leur saveur

  • Végétarien Antillais
  • Aji Dulce (en rouge ou jaune -amarillo en espagnol-)
  • Trinidad Perfume
  • Grenada Seasoning
  • Boldog
  • Chilhuacle
  • ...
Avertissement Appel aux tomodoriens nous proposer des variétés pour compléter la liste avec si possible au moins une photo du fruit




Quelques variétés un peu piquante pour palais européens moyens

Aji Cachucha
Jalapeño TAM

A titre d'exemple, parmi les plus connus

  • Numex
  • Jalapeño TAM
  • Cereza
  • Aji Cachucha
  • ...


Avertissement Appel aux tomodoriens nous proposer des variétés pour compléter la liste avec si possible au moins une photo du fruit


Quelques variétés de force moyenne

par force moyenne, nous entendons plus ou moins comparable au piment d'Espelette, connus de tous ou presque.

A titre d'exemple, parmi les plus connus

Dedo de Moça
  • Gorria -- plus connu sous le nom d'Espelette
  • Jalapeño
  • Cheiro Recife
  • Sucette de Provence
  • Rocotillo
  • Dedo de Moça
  • Onza
  • ...
Avertissement Appel aux tomodoriens nous proposer des variétés pour compléter la liste avec si possible au moins une photo du fruit




Quelques variétés fortes mais à "saveur valant le détour"

Cheiro do Norte
Aji Limo
Cheiro Roxa

A titre d'exemple, parmi les plus connus

  • Cayenne
  • Cheiro do Norte
  • Cheiro Roxa
  • Takano Tsume
  • Aji Escabeche
  • Bode (Amarela ou Vermelha)
  • les varietés de Rocotos (de différentes couleurs)
  • Lemon Drop
  • Malagueta
  • Cumari do Para et sa variante Japonesa SB (mon préféré)
  • ...

Japonesa SB

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Séance 4 : Les semis

Les méthodes de semis pour les piments sont les mêmes que celles pour les tomates (cf. Séance 4 : Les semis.), avec les quelques différences significatives suivantes :

  • le germination des graines de piment est plus lente que celles de tomate et dépend de l'espèce ; ensuite, le premier développement de plantules est également plus lent que celui des tomates : --> il convient donc de semer les piments plus tôt, typiquement de 3 à 7 semaines, plus tôt que les tomates
  • le taux de germination des graines de piments est souvent plus faible que celle des tomates : -> prévoir plus de graines que de plants visés
  • la température nécessaire pour une bonne germination des graines de piments est sensiblement plus élevée que celle nécessaire pour les tomates, et au moins comparable à celle nécessaire pour les aubergines. Elle dépend largement de l'espèce considérée. pour plus de détail voir la page dédiée LPPLN: Température et durée de germination des piments.


Semis en barquette dans un germinateur :

  • Germinateur maintenu entre 28 et 30°C, éclairage LED ~ 7500 lux
  • Les plantules à S+10, 3 jours après germination

Outre le méthode classique (cf. le document "La tomate pour les nuls"), 2 autres méthodes ont été employée avec succès : la méthode SCTX et le méthode SCOLID, qui utilisent du papier cuisine absorbant.

On trouvera une présentation de ces 2 méthodes dans les pages spécifiques suivantes :

car, si elles sont bien adaptées aux semis de piments, elles peuvent être utilisées pour d'autres solanacées comme tomates et aubergines, mais aussi pour de multiples autres graines comme basilic, persil, etc...

On peut retenir que si vos conditions de semis et de première croissance conviennent aux aubergines, elle conviendront également aux piments mais qu'il est sage de prévoir pour obtenir une plantule de 20 cm, une durée moyenne de 1 à 3 semaines supplémentaires (donc de commencer les semis 1 à 3 semaines avant les aubergines).

Compte tenu de la température nécessaire à une bonne germination, plus encore que pour les tomates, il est profitable de disposer d'un "germinateur" (enceinte permettant de maintenir la température voulue et un bon degré d'humidité). C'est particulièrement vrai pour les espèces autres que "capsicum annuum" et surtout pour les "capsicum chinense".

Séance 5 : Le repiquage en godets

Les principes du repiquage des piments sont identiques à ceux des tomates (cf. Séance 5 : Le repiquage en godets pour les tomates).

les principales différences pour cette phase viennent de la première croissance plus lente des piments et de leur exigence d'une température moyenne supérieure.

Comme pour la germination, les semis se faisant plus tôt en saison, la disponibilité d'une pouponnière pour la première croissance des plantules de piments sera tout à fait bénéfique. En commençant les semis des capsicum chinense en janvier, pour cette phase de première croissance en godet, dans les quelques semaines qui suivent la germination (février) les jours sont encore courts (la quantité de lumière, même derrière une fenêtre bien orientée, ne sera pas optimale) et les températures encore fraîches (même la température ambiante d'un intérieur normal est insuffisante à une parfaite croissance des plantules).

Repiquage en godets et mise en poupo

Repiquage en godets individuels :


Une pouponnière, dans laquelle on dispose d'un éclairage artificiel suffisant et dans laquelle on peut maintenir une température autour de 27°C, apporte d'excellent résultats et permet de réduire de quelques semaines la durée de croissance des plantules avant plantation.

A noter que les piments en pouponnière, après 1 à 2 semaines en éclairage modéré, apprécient un éclairage puissant qui accélère leur croissance et, ii) les prépare bien à la sortie en plein soleil. Ci dessous, l'évolution d'un plant ayant passé 10 jours sous environ 10 000 lux, ensuite 3 jours sous éclairage un peu supérieur à 20 000 lux, puis le même 6 et 9 jours plus tard, avec le même éclairage.

A défaut de pouponnière/germinateur, pour les piments à germination exigeante et capricieuse comme les "chinense" on peut obtenir des résultats acceptables :

  1. en maintenant les bacs à semis puis les plantules dans le flux d'un radiateur de chauffage (généralement en fonctionnement à cette période de l'année);
  2. en plaçant les plantules sur le rebord d'une fenêtre bien orientée (le plus au sud possible), à condition de retourner les plants quasi quotidiennement pour qu'ils ne "penchent" pas vers le soleil.

Dans ce cas il sera prudent de prévoir d'avancer les semis de 2 ou 3 semaines, par rapport à des plants semés et élevés en pouponnière.

Le délai entre la mise en godet et celle de mise en pleine terre des piments étant sensiblement plus long que celui pour les tomates, l'expérience montre qu'il est bénéfique de procéder à un changement de godet, pour passer à la taille supérieure, une ou deux fois pendant cette période de première croissance. Par exemple on pourra repiquer dans des godets 7*7 cm, puis 4 semaines plus tard, passer à des godets 8*8 cm, puis enfin à des godets 10*10 cm.

En pratique dès que l'on voit des racines qui affleurent sous le godet, c'est un signe qu'un passage à une taille supérieure serait bénéfique à la plante. On peut en partie compenser le fait de ne pas passer à des conteneurs de taille supérieur, en nourrissant les plants (arrosage de temps en temps avec de l'engrais).

Au passage, mais ceci est vrai également pour les aubergines et les tomates, lors de le phase croissance en godet, un arrosage par sub-irrigation (les godets sont placés dans un plateau et l'eau est versée dans le plateau et pas sur le terreau -ne pas dépasser environ 1 cm de hauteur d'eau-) est largement préférable à un arrosage par le dessus du godet :

  • les racines se développent prioritairement en bas de la motte plutôt qu'en surface ;
  • il n'y a pratiquement aucun risque de pourriture à la base de la tige.


Séance 6 : La plantation en pleine terre

Pour ce chapitre également nous invitons le lecteur à consulter le chapitre du pas à pas "La tomate pour les nuls" Séance_6_:_La_plantation_en_pleine_terre._Avec_vidéo

Les différences sont les suivantes - la principale concernant la date de mise en pleine terre - :

  • l'espacement entre plants est à peine plus réduit que celui des tomates . Le strict minimum est de 50 cm dans chaque sens; 60 à 65 cm est préférable avec les variétés puissantes.
  • moins encore que les tomates, les piments n'apprécient le froid. Il convient de savoir que si la température des racines reste durablement (plus de quelques heures consécutives) en dessous de 14/15°C, la croissance de la plantules est stoppée, mais, pire, en dessous de 9 à 10 °C les racines commencent à subir une nécrose irréversible : il faudra beaucoup plus de temps pour que de nouvelles racines les remplacent et permettent au piment de reprendre sa croissance. Il faut adapter la date de mise en pleine terre au climat de sa région. On peut considérer qu'il convient de procéder à la mise en pleine terre des piments en moyenne 2 à 3 semaines plus tard que celle des tomates, en même temps que les aubergines.
  • A la différence des tomates les piments ne développent pas de racines adventices sur la partie de tige enterrée. pour autant il est cependant conseillé de planter les plants assez profondément pour que les racines, situées plus loin de la surface, soient moins sensibles aux variations de température et d'humidité de la couche superficielle du sol.
  • les piments se développent moins en hauteur que les tomates (taille moyenne de 30 à 140 cm selon les variétés) mais il est important de les mettre des tuteurs pour se protéger des risques de casse par des rafales de vent, et pour aider les plantes à supporter le poids relatif parfois élevés des fruits (poivrons notamment).

arrosage

Bien que les piments ne soient pas (ou peu), à la différence des tomates, sensibles au phénomène "cul-noir" (pourriture apicale), l'expérience montre que des arrosages fréquents et en petite quantité donnent de meilleurs résultats de que des arrosages abondants mais peu fréquents.

Comme pour les tomates et aubergines,

  1. il faut éviter que la motte au contact des racines ne sèche (en dessous de environ 4/5 cm plus bas que la surface du sol)
  2. c'est une fausse bonne idée que de penser que les arrosages du soir sont bénéfiques : les plantes doivent avoir de l'eau quand elles en ont besoin, c'est a dire quand la chaleur et la plus importante et que le soleil proche du zénith permet une activité maximale de photosynthèse. -> Proscrire les arrosages du soir, et arroser les matins (en été l'idéal serait vers 9h ou 10h du matin, juste avant que le soleil ne commence à chauffer fort) .

Séance 7 : La culture des piments en pots

Les piments, plantes de taille raisonnable, se prêtent bien, pour la majorité d'entre eux, à la culture en pots, à condition d'adapter la taille du pot à celle de la plante (et à celle de ses fruits).

La mise en pot définitif, se fait dès que i) le climat le permet et ii) les plants ont atteint une taille raisonnable.

Illustration : Dans ce cas les pots sont des seaux de maçon à 1€ dont le fond a été percé.

Avantages de la culture des piments en pots

  • la culture des piments en pot, permet de déplacer les pots, au long de la saison, en fonction des contraintes du climat local. Par exemple, ils peuvent être placé dans une véranda ou sous serre en début et en fin de saison lorsque les températures nocturnes sont trop fraîches (minima en dessous de 7 à 10°C) et leurs seraient néfastes. Ils peuvent aussi être placé en mi-ombre pendant les périodes les plus chaudes de l'été, surtout si l'on doit s'absenter et qu'on ne peut les arroser trop fréquemment.
  • la culture en pots, permet facilement d'hiverner les pots (voir plus loin dans ce document) et ainsi de pouvoir conserver les plantes quelques années (typiquement de 3 à 5 ans). Outre ce maintien en vie plusieurs années, cette possibilité d'hivernation, sous nos climats tempérés, est parfois nécessaire à la production de fruits, avec des variétés d'origine tropicale (notamment parmi les chinense) à germination particulièrement lente (jusqu'à 90 jours dans certains cas) ; dans ce cas, un semis en année "n", permet d'obtenir une fructification complète à partir de l'année "n+1".
Info on peut citer le cas de graines de piment de Végétarien Antillais, rapportées lors d'un voyage en Martinique en mars 2014, semées en Languedoc fin mars 2014 en véranda, germées début juillet 2014, repiquées en godets vers les 20 juillet 2014, hivernés en intérieur octobre 2014, alors que plants faisaient en moyenne 12 à 15 cm de haut, sortis en serre froide fin mars 2015, puis, enfin transplantés en pots et placé en extérieur fin avril 2014. Ils ont commencé à fructifier en juillet 2015 !


  • la culture en pots est particulièrement adaptée aux piments décoratifs ou considérés comme tels : on peut les placer à l'endroit qui convient à leurs qualités esthétiques, y compris en intérieur, à condition de leur faire bénéficier d'un éclairage suffisant (naturel, artificiel ou mixte).


Limites et contraintes de la culture en pots, contenance des pots, nourrissage des plants

  • pour les variétés de grande taille et surtout pour celles produisant des fruits de grande taille (essentiellement les poivrons -capsicum annuum-) la dimension du pot va contraindre fortement le nombre fruits récoltés. Selon les variétés la taille des pots nécessaires à une pleine croissance de la plante peut varier de 5 litres (variétés naines oui presque) à 30 litres ( poivrons pour avoir une production "normale"). Pour une majorité de variétés des pots de 10 à 15 litres conviennent bien. On peut bien évidemment cultiver des poivrons à très gros fruits dans des pots de 7 litres mais il ne faudra pas espérer récolter plus de 2 ou 3 fruits pendant la saison. Déplacer des pots de 15 litres ou plus devient difficile.
Info Quelques informations sur les engrais
  • l'indication NPK représente le dosage des éléments nutritifs de base (N : azote ; P : Phosphore ; K Potassium)
  • En Europe, il faudrait en toute rigueur indiquer "N-P2O5-K2O", puisque ce sont les % d'azote, d'oxyde de phosphore, et d'oxyde de potassium
  • En simplifiant à l'extrême : N est essentiel à la croissance végétative (partie aérienne) ; P contribue à la robustesse et au développement racinaire ; K est fondamental pour floraison et fructification.
  • on comprend ainsi pourquoi i) un apport important de N est très favorable à la croissance mais devient néfaste lors de la floraison/fructification (croissance exagérée du feuillage au détriment des fleurs et fruits), ii) une bonne production de fruits impose, une fois la plante ayant atteint une taille suffisante (commencer trop tôt serait néfaste en faisant fructifier des plants trop petits), un engrais beaucoup plus dosé en K que en N (genre 5, 5, 15).
  • pour le dosage, en très approximatif, on peut retenir que 1 g d'azote (N) est nécessaire en moyenne pour produire 200 g de feuillage ou 400g de fruit, mais que les plantes ont une capacité très variable (selon la famille et l'espèce) à utiliser efficacement l'engrais disponible, ce qui peut impliquer qu'il peut falloir apporter 2 ou 3 fois la quantité nécessaire.
  • pour des capsicums en phase fructification (16 à 20 semaines), il semble que la plante donne son maximum si elle dispose d'au moins 0.5 g de K par semaine. Cela donne une idée de ce que le substrat doit contenir en début de saison ou des doses d'engrais (liquide/soluble) qu'il faut apporter chaque semaine
  • un bon engrais, outre N, P et K, devra apporter d'autres nutriments et notamment des oligo-éléments (Fe, Cu, Zn, Mn ...). Les quantités sont infimes mais leur présence importante. A titre d'exemple, pour un plant qui demanderait, sur la saison, 10 g de K (K2O) il faudra de l'ordre de 20 à 40 mg de bore, cuivre manganèse, zinc, fer
  • Mise en garde : autant un bon nourrissage des plants permettra d'en obtenir la meilleure production, autant un surdosage en engrais peut leur être très néfaste. Ne pas oublier dans l'estimation des dosages lors des arrosage, de tenir compte de ce qui est déjà disponible dans le substrat, notamment avec les terreaux commerciaux enrichis.
  • avec un contenant de taille réduite les arrosages fréquents deviennent une contrainte. Ainsi, dans des pots de 10 litres, pendant la canicule de juillet 2015 en Languedoc, un arrosage quotidien des pots en plein soleil, était absolument indispensable à la survie des plantes. Nota, ceux en mi ombre tenaient deux jours et ceux vraiment à l'ombre trois jours. A titre de comparaison dans les mêmes conditions les mêmes variétés en pleine terre tenaient environ 3 fois plus longtemps sans arrosage.
  • avec des pots de taille modeste/raisonnable, il sera important de compenser la quantité réduite de substrat nourricier par un "nourrissage" régulier des plants. Par exemple avec des pots de 10 litres, au printemps un arrosage toutes les 2 ou 3 semaines avec un peu d'engrais liquide fort en azote est important, mais il faut passer à un apport de nourriture tous les 7 jours en pleine période de fructification de juillet à septembre (avec un engrais chargé en K). A ce propos, il est préférable d'apporter cet engrais en quantité modérée mais assez souvent plutôt que beaucoup et rarement.

A noter :

  • une manière très économique de disposer de nombreux pots de contenance acceptable est le détournement des seaux de maçon à 1 € (ou presque) que l'on trouve en promotion dans nombre de grande surface de bricolage. Il suffit de percer le fond avec 5 à 8 trous de diamètre 10 à 12 m pour disposer d'un "pot" vraiment bon marché.
  • il est tout à fait possible, pour le nourrissage des plants de remplacer les arrosages avec engrais liquide par des arrosages avec purins dilués. Dans ce cas on utilisera idéalement en début de saison des purins d'ortie, puis ortie et luzerne , puis à partir de la fructification, des purins de luzerne, pissenlit et consoude. Un dosage à 15% de purin, pour un arrosage hebdomadaire pendant la période de fructification, a prouvé donner de très bons résultats.
  • Pour ceux qui utiliseraient des engrais du commerce N.P.K , à titre indicatif, pendant la croissance végétative utiliser un engrais fortement chargé en azote (N 2 fois plus fort que P et K), à partir du début de fructification choisir un engrais fort en potassium (K au moins deux fois plus élevé que N et P).



Exigences sur le substrat dans les pots

La réussite de la culture de piments en pots impose de bien choisir le substrat, qui doit être suffisamment léger et riche tout en apportant une assez bonne rétention de l'eau d'arrosage.

Un mélange qui s'est avéré donner de bons résultats est le suivant : une part de terre du jardin, une part de bon terreau, une part de compost et/ou fumier très composté (plus d'un an).
Un apport raisonnable de cendre de bois de chauffage (ATTENTION : trop pourrait stériliser la terre ou pour le moins fortement limiter la fixation de d'azote) s'avère très bénéfique à la fructification ; la quantité recommandée est d’environ une grosse cuillère à soupe pour 10 litres de substrat.
Les proportions plus précises du mélange dans le substrat dépendent largement de la terre donc on dispose. Avec une terre légère et riche, on peut aller jusqu'à 50% de terre de jardin avec 30 % de terreau de qualité et 20% de compost. Avec une terre lourde et pauvre (argilo calcaire) des proportions de 25% de terre, 50% de terreau et 25 % de compost/fumier composté semblent préférables. Avec une terre très lourde, un apport de sable de rivière sera utile, en plus du terreau et du compost.

Nota :

  1. on peut éventuellement remplacer en partie le compost/fumier par des amendements (utilisable en agriculture biologique) type Vegethumus ou OrBrun (se reporter à la notice du produit pour ne pas dépasser les proportions maximales recommandés);
  2. il est important de choisir un terreau de qualité (éviter les terreaux bas de gamme provenant des déchetterie "vert"), à titre d'exemple Orgasyl a donné d'excellents résultats ;
  3. lors de la mise en pots il peut être bénéfique de mélanger au substrat une dose raisonnable d'engrais "utilisable en bio" en granulés ; à titre d'exemple on peut citer Orga3
Avertissement A faire chaque fois que l'on cite un produit du marché, mettre au moins le nom d'un produit concurrent équivalent pour ne pas être taxé de "promotion" d'un produit donné.




Séance 8 : Maladie et ravageurs des piments

Chapitre à élaborer.

Avertissement Appel aux tomodoriens pour nous signaler les maladies et ravageurs de piments qu'ils ont pu rencontrer




Séance 9 : Hybridation et recueil des graines

le problème de l'hybridation spontanée est un problème majeur pour ceux qui veulent récolter leurs graines.


Considérons un potager de jardinier amateur classique, d'une surface ne dépassant pas quelques centaines de m², et pratiquant la rotation des cultures : il est quasi certain que l'on va retrouver chaque année, une zone tomates avec différentes variétés cultivées, une zone piments/poivrons... Les différents plants de variétés différentes seront donc très proches les uns des autres (de quelques dizaines de centimètres à quelques mètres les uns des autres). Ces distances sont suffisamment courtes pour que les insectes pollinisateurs passent presque systémtiquement d'un plant à l'autre et donc, souvent, d'une variété à une autre, et même pour que le vent soit capable de "porter" le pollen d'un plant à un autre.

Nota : le problème est encore pire avec les piments de différentes variétés cultivés en pots, car généralement les pots sont très rapprochés les uns des autres (cf. quelques photos plus haut dans ce document).

Autant avec les tomates, on considère que le taux moyen d'hybridations spontanées dans un potager d’amateur se situe entre 5 et 10% (cela reste acceptable pour des échanges de graines), autant l'expérience à montré que dans les mêmes conditions le taux d'hybridation des piments pouvait atteindre, voire dépasser les 75% dans les potagers disposant de plusieurs variétés de capsicum. Les expériences malheureuses de nombre de tomodoriens lors d'échanges de graines ou même d'achats auprès de vendeurs peu fiables, attestent de l'ampleur du problème.

On peut donc retenir :

avec les piments : sans précaution particulière, vous avez 3 fois plus de chance de recueillir des graines "hybridées" que des graines génétiquement pures.

Pour ceux qui voudraient aller plus loin, la page LPPLN: Hybridation des capsicum présente une synthèse sur ce qu'il est important de savoir à ce sujet.

Pour se prémunir de ces hybridations spontanées il y a deux approches :

  1. la première, très simple mais très efficace, n'est malheureusement pas évidente pour les jardiniers amateurs. Elle consiste à planter quelques centaines de plants d'une même variété dans une parcelle (si possible éloignée des plants d'autres variétés) et de ne recueillir que les graines des plants situés au centre de la parcelle. Statistiquement le taux d'hybridation descendra nettement en dessous de 10 ou même 5% si la parcelle est grande.
  2. pour les amateurs qui ne disposent pas d'une telle surface dédiée à une seule variété la seule solution acceptable est de se limiter à recueillir uniquement des graines de fruits issus de fleurs protégées (voir plus loin). Pour autant, même en s'astreignant à une telle discipline, il ne faut pas s'attendre à des miracles et accepter un taux d'hybridation non négligeable ; en extérieur, avec de nombreuses variétés dans un rayon de quelques mètres : un taux d'hybridation résiduel de 10 à 15% sera monnaie courante.

Séance 10 : protection des fleurs pour le recueil des graines

Trois méthodes principales sont utilisées :

  • protection du plant entier : la technique consiste à mettre le plant entier sous une cloche (cage) hermétique qui empêche les pollinisateurs venant d'un autre plant de venir féconder une fleur du plant protégé. La cloche ou cage peut être réalisée avec un voile tissé fin, genre organza, ou avec un voile genre voile d'hivernage de faible grammage. Pour ne pas avoir de mauvaises surprises, il faut cependant être très rigoureux sur différentes aspects : i) la cloche doit empêcher tout insecte de passer ; ii) il ne faut jamais "ouvrir la cloche, même pour les arrosages ; iii) avant de mettre sous cloche il faut supprimer tous les fruits et fleurs écloses du plant; une fois les fruits murs sous la cloche, dès que celle-ci est ouverte pour en récolter les fruits murs protégés, il faut considérer que ce qui viendra plus tard sur le plant n'a pas été protégé.
Protection des fleurs
Protection des fleurs
  • protection individuelle d'une fleur ou d'un "bouquet" dans un sachet : la technique consiste à placer un sachet d'organza ou en cellophane qui protège la fleur ou le bouquet de fleur. Les précautions suivantes sont indispensables à la réussite : i) dans le cas d'un bouquet, supprimer les fleurs déjà écloses avant de mettre en place le sachet ; ii) en serrant le lien du sachet ne laisser aucun espace permettant à un insecte de pénétrer dans le sachet ; iii) laisser ce qu'il faut de feuillage autour de la fleur dans le sachet, ni trop ni trop peu (on peut raccourcir les feuilles trop grandes) ; iv) bien marquer la fleur (ou bouquet) par exemple par un brin de laine autour de la tige juste en dessous ; v) passer régulièrement pour "secouer" le sachet pour permettre une auto-fécondation de la fleur ; vi) lorsqu'un fruit est bien formé dans le sachet, ôter le sachet pour le laisser arriver à maturité complète, mais en éliminant toutes les fleurs et boutons de fleur à proximité pour être certain de ne pas le confondre au moment de la récolte.
  • protection individuelle d'une fleur à la colle à bois : La technique consiste à i) coller avec la pointe d'un pinceau fin une fleur juste avant qu'elle n'éclose, afin d’empêcher ses pétales de s'ouvrir (les insectes n'auront pas accès au pollen et au pistil) ; ii) marquer la fleur ainsi protégée avec un brin de laine. La technique est très délicate, car si la fleur est collées trop tôt elle avortera.


De ces trois techniques l'expérience à montré que

  • la plus simple est celle de la protection complète de la plante mais il faut disposer du matériau pour réaliser la cloche  ; ensuite vient celle d'utilisation des sachet d'organza avec un lien permet de les refermer autour de la tige.
  • celles qui demandent le plus de minutie sont celle du collage de la fleur (habileté manuelle) et celle du sachet en cellophane (il faut faire un sachet ad hoc en faisant soit même son lien (par exemple avec un élastique ) qui soit ni trop, ni trop peu serré.
  • le taux d'avortement des fleurs collées et de fleurs en sachets individuels sont très élevés : il faudra pratiquer la technique sur au moins 4 ou 5 fleurs pour espérer en avoir une fécondée qui donne un fruit.
  • les meilleurs résultats contre l'hybridation sont ceux obtenus avec utilisation de la colle à bois ou de sachets en cellophane (quand c'est parfaitement réalisé, ce qui est loin d'être évident pour beaucoup d'entre nous).
  • la technique du "sachet d'organza" est de loin la plus utilisée. Malheureusement, en plein air, on constate souvent un taux d'hybridation résiduel allant de 10 à 20%. Les raisons peuvent en être une erreur ou maladresse lors de la mise en ouvre de la technique (c'est la faute du jardinier), mais aussi le fait que le pollen est si fin que le vent peut le porter et le faire passer à travers les mailles.

En résumé, ce n'est vraiment pas simple de récolter de graines fiables de capsicum. 1. aucune technique (accessible aux amateurs) n'est parfaite 2. celles qui protègent le mieux contre l’hybridation, sont i) les plus délicates à exécuter correctement, et ii) celles avec les plus fort taux de "coulage" des fleurs. Cela explique pourquoi, pour les piments, pas mal de jardiniers échaudés par des expériences malheureuses, préfèrent acheter des graines à des vendeurs fiables (plutôt que les produire ou de les recevoir en échange), tout en admettant que même chez ces vendeurs on tombera de temps en temps sur des graines non conformes à leur variété nominale.

Séance 11 : nourrissage : engrais naturels et purins

Préambule :
Il reste de la responsabilité de chacun en fonction de son expérience et de son sol ou substrat d'en estimer les caractéristiques et d'apporter les amendements ou engrais qui conviennent. Nous ne risquerons pas à donner des conseils généraux en la matière.

Bornons nous à indiquer que puisqu'il s'agit d'un potager, en vue de la consommation humaine, tous les produits non naturels sont vivement déconseillés, car potentiellement dangereux pour la santé.


Les capsicums, plus encore que les tomates, approximativement comme les aubergines, demandent un substrat riche pour bien fructifier.

En fonction de la richesse de son sol (après amendement naturel éventuellement) il peut être utile d'enrichir ce substrat par quelques engrais, apports ou purins naturels.

Pour les piments en pots, la question ne se pose pas, en raison du faible volume de substrat disponible il faut les "nourrir" si on veut obtenir une belle récolte.

Avant la plantation l'apport dans le sol de fumier bien composté, ou de compost maison sera très favorable. A défaut, il existe des amendements utilisables en AB qui permettent d’améliorer un sol trop pauvre. Le problème en est le coût.


Après la plantation :

  • un apport quelques fois dans la saison, et principalement en début de fructification, d'engrais liquide dans l'eau d'arrosage permet de constater un effet bénéfique.
  • un effet équivalent (ou complémentaire) est obtenu par une utilisation régulière de purins maisons (plutôt ortie en début de saison, ortie et luzerne ensuite, et enfin luzerne, pissenlit et consoude, pendant la période de fructification).
  • Pour les sols non argileux, il peut être utile de rajouter juste avant la fructification, dans l'eau d'arrosage une macération très légèrement dosée de cendre de bois de chauffage pour un complément en minéraux. Ne pas dépasser, sur la saison complète, une dose d'une cuillère à soupe de cendre par plant, un dosage trop fort pouvant stériliser la terre. Cette quantité maximale doit être apportée diluée dans une grande quantité d'eau - au moins 10 litres- (donc en plusieurs arrosages de 1 ou 2 litres par plant).

Bien que peu sensible à un risque de pourriture de la base de la tige (les piments supportent très bien une humidité très forte, genre pluies tropicales), une fois les plants bien enracinés (3 ou 4 semaines après la plantation en pleine terre, il est recommandé de ne pas concentrer l'arrosage (avec ou sans additions d'engrais liquide ou purins) sur la base de la tige mais au contraires d'arroser en moyenne à 15 cm du pied (au moins de 2 côtés). Cela incite et favorise l'extension du système racinaire, et permet de rendre les plants plus forts et plus résistants à des "à coup météorologiques".

Séance 12 : Piments et cuisine

Avertissement A faire chapitre à rédiger en fonction des suggestions des tomodoriens


  1. la conservation des piments, congélations, poudres, au vinaigre, ... etc..
  2. les préparations à base de piments (purées, confitures et gelées.. je pense à une gelée romarin/piment... , etc...)
Avertissement Appel au tomodoriens Nous attendons vos suggestions, techniques, méthodes, recettes.

Séance 13 : Piments et santé

Pour ne pas alourdir trop ce document et également car c'est un sujet susceptible de soulever différentes interprétations et polémiques qui pourront conduire à des modifications fréquentes, ce chapitre à été placé dans une page à part :

Séance 14 : Piments décoratifs

Les piments décoratifs (par exemple Ecuador Purple, Goshiki, Bolivian Rainbow, Puple Flash, Medusa, Orozco ...) ne présentent aucune particularité quand à leur culture. La seule différence est que la raison de les cultiver est d'ordre esthétique et pas en vue de la consommation de leurs fruits.

La frontière est parfois floue entre décoratif ou non :

  • les fruits des piments décoratifs, cultivés par vos soin de manière "naturelle" peuvent parfaitement être mangés ; la raison qui fait qu'ils ne le sont généralement pas c'est que souvent ils sont forts et avec une saveur peu marquée; on peut donc facilement trouver bien mieux si c'est en vue de consommer les fruits. Pour les décoratifs achetés en jardinerie ou chez un fleuriste, il vaut mieux s'abstenir, car il est probable qu'ils aient bénéficié de traitements (engrais ou phytosanitaire) pas très sains, voire franchement nocifs.
  • le splendide Takano tsume qui est le principal piment fort alimentaire au Japon, est considéré comme un décoratif par certains, simplement parce qu'il est "beau" et que ses fruits sont trop forts pour leurs papilles.

Il n'y a donc pas grand chose à en dire ici, si ce n'est, à terme, et avec le concours des "tomodoriens" d'en présenter une "galerie" de photos dans une page annexe, permettant aux gens intéressés de savoir à quoi s'attendre visuellement. A cette fin :

Avertissement Appel aux tomodoriens Merci de nous proposer vos plus belle photos de piments décoratifs pour constituer cette galerie
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Séance 15 : Garder un piment sur plusieurs années

Mêmes si, sous climat moyen en Europe, ils sont souvent considérés comme annuels car il ne supportent pas le gel, sous les climats qui leurs conviennent, les piments peuvent parfaitement vivre plusieurs années.

Plusieurs jardiniers hivernent leurs piments ce qui leur permet de les garder en vie sur quelques années (en moyenne de 3 à 5 ans).

Fondamentalement il y a deux approches radicalement différentes pour cela : l'hivernage "mode survie" ou la "suppression artificiel de l'hiver" en leur fournissant, en intérieur, suffisamment de chaleur et de lumière.

Il y a, bien évidemment, pas mal de différences entre les variétés, mais en moyenne

  • les parties aériennes des piments (on parle uniquement de tige et feuillage dans ces conditions) ne supportent pas les températures en dessous de 2 ou 3°C au delà de quelques heures.
  • les racines de piments cessent tout développement et pratiquement toute activité dès lors qu'elles restent plus de quelques heures d'affilée en dessous de environ 12°C
  • les racines de piment, se nécrosent partiellement dès lors qu'elles restent plus de quelques heures d'affilée en dessous de 7 à 8°C

Ces caractéristiques conditionnent les conditions et l'environnement à fournir pour leur permettre de "passer l'hiver"


Hivernage rude en "mode survie"

Avec cette méthode, on se contente d'apporter au plants le minimum pour éviter leur mort.

Il faut donc s'assurer que la température ambiante ne reste pas plus longtemps que quelques heures d'affilée autour ou légèrement en dessous de 3°C ; pour la survie de la plante dans ces conditions extrêmes, il faut avoir supprimé tout feuillage (et bien sur tous les fruits) et ne garder que la charpente de la plante.

Il faut aussi garantir que la température du substrat au niveau des racines restera (sauf rares et courtes exceptions 2 ou 3 °C plus bas) supérieure ou égale à 9/10 °C.

Dans ces conditions

  • les besoins en eau sont très très faibles : au maximum 3/4 arrosages vraiment léger sur la durée de l'hiver (plus pourrait conduire à un pourrissement et à la mort du piment)
  • les besoins en lumière sont également minimes (plus de feuillage et quasiment plus d'activité biologique)

La prise en compte ces conditions minimales nous indique ce qui est possible pour réaliser cet hivernage "survie"

  1. pour ceux qui bénéficient d'un hiver "méditerranéen" très doux à gelées rares et courtes, il suffit i) dans une zone bien orientée et bien abritée du jardin de creuser une tranchée assez profonde (environ 30 à 40 cm selon la hauteur des pots); ii) de placer les pots dans cette tranchée ; iii) d'installer au dessus de la tranchée un tunnel bien isolant, genre 1 couche interne de voile d'hivernage épais et 1 couche externe de bâche plastique solide ; iv) il suffira, d'1 ou 2 arrosages légers pour passer les 4 mois difficiles entre mi novembre et mi mars; moment auquel les premières repoussent de feuilles devrait apparaître ; à ce moment enlever le voile d'hivernage mais laisser la bâche plastique pendant encore 3 à 4 semaines, en passant à un petit arrosage hebdomadaire avec un peu d'engrais liquide.
  2. pour les autres (hiver plus rude), il est nécessaire de rentrer les piments dans un local avec fenêtre (hangar, garage ou encore une véranda), dans lequel la température ne descend jamais durablement en dessous de 7 ou 9 °C. Il faut un peu de lumière, mais une fenêtre suffit si les plants hivernés sont placés pas trop loin de cette fenêtre. En fonction de la zone climatique la sortie des piments se fera entre début avril et début mai.
  3. pour ceux en climat froid (mais pas extrême) qui disposent d'une serre; il est possible d'utiliser le principe de la double serre en réalisant ce qui exposé au 1°) à l'intérieur de la serre (tranchée + tunnel isolant dans la serre).

hivernage "doux" en appartement

Végétarien Hiverné

La méthode consiste à installer les pots en intérieur (maison ou appartement) à température ambiante. Il n'y aura donc pas de problème de chaleur et il suffira d'apporter aux plants la lumière et l'arrosage nécessaire mais suffisant sans plus.

Dans ce cas, la préparation du plant à l'hivernage est moins radicale : on supprime tous les fruits mais on peut garder environ 1/3 du feuillage que les plants avaient en extérieur. Il ne faudra pas s’inquiéter si, pendant les premières semaines, de nombreuses feuilles sèchent et tombent.

Pour la lumière, si les plants peuvent être placée proche d'un fenêtre assez grande et bien orientée, cela sera suffisant. Dans le cas contraire il sera très bénéfique voire nécessaire d'apporter une lumière complémentaire environ 10 heures par jour. Ceci pourra être réalisé assez économiquement avec 2 ou 3 tubes fluorescents placés entre 50 cm et 1 mètre au dessus des plants, ou encore plus économique avec 1 ou 2 rubans de LEDs (tels que ceux décrits dans Pouponnières 'maison' à éclairage LED dans ce Tomowiki).

Pour l'arrosage, il n'est pas possible de donner de chiffres mais les plants eux mêmes indiqueront quand ils ont besoin d'eau : les feuilles commencent à pencher. Dans la mesure du possible, il faudra apporter l'essentiel de l'eau par sub-irrigation (dans la coupelle sous les plants) et un minimum par la surface.

Brumisation: compte tenu de l'atmosphère souvent trop sèche des intérieurs en raison du chauffage : une brumisation (vaporisation réglée au plus fin) périodique légère fera le plus grand bien à vos plants hivernés.

Pour le nourrissage avec de l'engrais liquide bio dans l'eau d'arrosage, ce sont encore les piments qui vont vous indiquer s'ils en ont besoin, mais il faudra toujours en mettre très peu (entre 1/3 et 1/2 des doses indiquées) car la plante vit quand même au ralenti. Quand vous voyez de nouvelles feuilles apparaître, c'est le bon moment pour recommencer à les nourrir un peu (et recommencer tous les 15 jours environ). Si vous avez la chance de voir apparaître des fleurs (preuve que votre éclairage est suffisant) vous pourrez utilement augmenter un peu la ration et la fréquence des nourrissages. Certains mettent, avec succès, un tout petit peu de cendre de bois à macérer dans l'eau d'arrosage une ou deux fois dans l'hiver (pas d'azote mais les minéraux utile à la plante).

Vous aurez probablement à affronter le problème des pucerons (évitez le trop d'engrais et les engrais trop azotés qui les favorisent) et il faudra surveiller et traiter avec les méthodes classiques douces : genre eau + savon noir vrai (sans additifs chimique) + un peu de bicarbonate de soude.

alternance : pleine terre pour l'été et pot pour l'hiver

Plusieurs jardiniers ont pratiqués avec succès cette forme de transhumance.
A l'automne (avant les gelées), i) avec une bêche ils déterrent un plant avec sa motte ; ii) il en rabattent sérieusement le feuillage et ôtent les fruits qui restent; iii) il réduisent la motte (environ au 2/3 du volume du pot -minimum 10 litres) iv) il mettent un substrat riche (2/3 de bon terreau et 1/3 de compost mur) au fond du pot et autour de la motte. Les plants peuvent donc être hivernés.. Au printemps, c'est l'opération inverse, le plant est dépoté délicatement puis installé avec sa motte en pleine terre.

Taille de printemps

Lors de la reprise végétative franche au printemps, il est souvent utile de procéder à une taille de printemps en éliminant les branches qui ont séchés pendant l'hivernage et si besoin en réduisant le nombre de branches (cas de la première photo, avant taille) à un nombre raisonnable.


liens utiles

Sur le forum

Tomo Croqueuse Message du forum, sur ce sujet, par {{{2}}} plusieurs tomodoriens

  • à compléter


Avertissement Appel aux tomodoriens Aidez nous a rédiger ce chapitre en nous faisant part de votre expérience en la matière
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